Bouba

Depuis janvier 2020, Bouba fugue de la maison, de plus en plus souvent et de plus en plus loin.

Après avoir était jusqu’à plus de 40 kilomètres de notre maison, il est maintenant dans le quartier. Nous le voyons de temps en temps mais il nous tourne le dos chaque fois que nous l’apercevons. Quand il vient à la maison, c’est toujours accompagnés par des personnes que nous ne connaissons pas forcément. D’après ce que l’on entends des rumeurs de quartier, Bouba se plaint d’être maltraité, d’avoir était mis dehors et que c’est contraint et forcé qu’il erre dans le quartier.

Nous avons tout essayé avec Bouba mais lorsqu’il est à la maison, il ne reste pas plus de quelques jours avant de succombé de nouveau par « l’appel de la rue ». L’endroit où il peut manger à n’importe qu’elle heure (les mamans du marché lui donne les beignets, les haricots etc…) et où il peut, toute la journée, ne rien faire sans essuyer le moindre reproche : la liberté !

La dernière fois que nous avons vu Bouba, mi juin, deux femmes l’accompagnaient. Elles nous disaient que Bouba dormait chez elles et qu’il leur avait dit que nous « l’avions chassé » de la maison. Elles ont étaient très étonnées d’avoir été bien accueillie et de pouvoir bavarder avec nous. Elles ont parlé à Bouba en lui faisant promettre de rentrer à la maison le lendemain et qu’à l’avenir, il faudrait nous demander avant de sortir de la maison. Bien évidemment, connaissant Bouba, nous n’avons rien dit mais nous savions qu’il n’en ferait qu’à sa tête. Il peut approuver et faire beaucoup de promesses mais cela ne dure pas . Le lendemain il est revenu avec ses affaires, est entré dans sa chambre et fait le rangement. Nous ne lui avons rien demandé, ni services, ni travail mais lui même s’est proposé pour faire différentes choses. Le jours suivant, après le repas du midi, il m’a demandé s’il pouvait sortir de la maison et faire un tour dans le quartier. Je lui ai juste dit de rentrer avant la nuit. Nous ne l’avons pas revu jusqu’à présent.

Nous ne fondons plus aucun espoir sur Bouba. Nous ne pouvons lui imposer quoi que se soit et lui même est incapable de voir son intérêt. Ce qui lui importe c’est de manger quand il en a envie et de pouvoir choisir de ne rien faire. Il pourrait faire beaucoup de chose mais la volonté n’est pas là. Il préfère observer que faire. Maintenant nous ne nous préoccupons plus de sa présence ou pas. Si il est à la maison, c’est bien ! Il a sa chambre et peut évoluer sur notre terrain sans contrainte. S’il n’est pas là tant pis ! Nous avons fini de courir derrière lui et de nous faire du soucis. Bouba a choisi la liberté d’être sans contrainte.

Thierry.