Mai 2018 : quelques nouvelles

Malgré la chaleur écrasante de ce mois de mai, et ça dure déjà depuis 2 mois, les enfants se préparent pour les examens.

Haoua pour l’entrée en 6ème le 15 de ce mois et pour le certificat d’étude primaire (C.E.P.) au mois de juin.

Joseph pour le B.E.P.C.

Clarisse et Mbrossi pour le Probatoire, examen de fin de 1ère, pour pouvoir passer en classe de terminale.

Les autres vont être en vacances assez rapidement, tous

les professeurs étant mobilisés pour les examens.

Nous avons passés les congés de Pâques à Guidiguis, sur la route de Yagoua, chez des amis, et une grosse partie à Foulou chez la maman de Martine.

Samedi dernier nous sommes partis à la piscine, dans un hôtel de la ville qui possède un grand terrain ombragé où il fait bon resté en cette période. Les enfants ont barbotés durant 4h00 et sont restés très calme pendant la soirée.

Il y a eu quelques pluies mais toujours peu importantes. La chaleur est telle que tous les enfants dorment dehors, sous la véranda. La température dans la maison est souvent supérieure à 38° ce qui est difficile pour pouvoir bien dormir.

Les orages éclatent un peu partout autour de Maroua mais nous n’avons pas encore eu la chance d’une première grosse pluie. La température, vers les 16h00, oscille invariablement entre 38 et 42°. Ce n’est que vers 2 ou 3h00 du matin que nous retrouvons une température acceptable de 26°, parfois moins, 23 ou 24°.

Les funérailles de Martine se sont déroulé le 24 mars 2018. Les funérailles, chez les Tupuris, correspond à la fête du défunt, avec la construction de la tombe, une messe de souvenir pour les chrétiens et le repas préparé par les membres de la famille. Il y a bien entendus des boissons et surtout beaucoup d’alcool. Pendant la journée tout s’est bien déroulé mais la nuit a été une énorme beuverie où tout le monde était convié, les portes du portail étant ouverte. Chacun pouvait venir, danser et boire a volonté car se sont les grands principes des funérailles. Pour ma part, les festivités de la journée m’ont amplement suffis et c’est vers les 20h00 que je suis partis me coucher avec des bouchons dans les oreilles. La famille est resté le dimanche pour partir, petit à petit, chacun vers sa destination. J’ai ramené la maman de Martine le lundi matin à Foulou et j’étais soulagé que tout cela fût enfin terminer.

La vie reprend, Martine est a jamais dans nos cœur, mais ici à Lugguéo, il n’y a plus qu’une tombe et quelques fleurs pour nous rappeler combien elle a était présente pour nous et combien elle a put compter dans notre vie, aussi bien pour la famille, les enfants qu’elle a accueillis, pour les amis, les voisins du quartier que pour moi même. Tournons nous vers l’avenir que je veux joyeux pour tous ces enfants et laissons nous porter par la vie. Je veux, en mémoire de Martine et pour moi même, continuer a accueillir des enfants, ceux qui sont là évidemment, mais aussi d’autres. Continuer cette oeuvre, la faire grandir et essayer, toujours, de tendre la main vers les plus démunis, les plus désarmés, les plus plus fragiles, les plus vulnérables, ceux qui viennent d’arriver sur cette terre et qui n’ont déjà plus rien. Comme nous nous l’étions promis avec Martine, je veux continuer à leur offrir la chaleur d’un foyer. Depuis la maladie de Martine, nous  n’avons plus accueillis de nouveau né depuis Rigobert, Martine ne pouvant plus s’occupé des petits. Je veux donner un nouvel élan à cette maison, donner aux enfants de cette maison des petits frères et des petites sœurs.

Voilà, j’essaye d’aller dans ce sens là.