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Maison Daniel Brottier » Nouvelles
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Maison Daniel Brottier

Archives pour la Catégorie Nouvelles

Les parrainages sont importants !

Lundi 24 décembre 2007

Martine & Thierry, les fondateurs de la maison d’accueil, vous expliquent concrètement en quoi vos dons et vos parrainages les aident à accomplir quotidiennement un travail nécessaire !

Ici, sans votre soutien, nous ne pourrions pas faire grand chose pour tous ces enfants que nous accueillons depuis 2003. Nous avons commencé avec 3 enfants mais maintenant nous en avons 14 à la maison et 4 en dehors. Le salaire de Thierry, qui est de 100 000Fcfa (250 CHF, 156 EUR) est très insuffisant pour pourvoir à tous les besoins de cette famille.

Depuis le début de cette maison, 6 nouveaux nés ont eu la chance d’avoir des parrains ou marraines : Béatrice et Henriette en 2004, Merveille ( qui est décédée à l’hôpital central à 10 mois ) et Gloria en 2005, Marie-Thérèse et Leïla ( que nous accueillons depuis 10 jours ) en 2007. Nous avons également les placements du Centre Social de Maroua et les Affaires Sociales départementales qui nous ont confiés Moïse Mbrossi et Joseph Kaldaossa.

Les Affaires Sociales nous reconnaissent mais ne nous aident pas financièrement. Cela n’a rien de vindicatif, ils n’aident personne faute d’un budget conséquent. Nous recevons de temps à autres, quelques sac de riz, de mil et du savon, par diverses association , comme celle de l’A.E.S. Sonel ( électricité ) ou l’association de Madame Chantal Biya ( femme de notre président ) le CERAC. C’est dire combien votre aide nous est vitale. La maison « Daniel Brottier », c’est votre Maison.

Nous essayons, à notre niveau, de donner le maximum à tous ces enfants. Pour les petits, c’est surtout le lait maternelle et les soins, et pour les plus grands, la scolarisation, la nourriture et les soins. Nous aidons également des enfants, à l’extérieur, à payer leurs frais de scolarité et leurs fournitures scolaires, car souvent les parents n’ont pas les moyens nécessaires pour prolonger leur scolarité au delà du CM2. Beaucoup d’enfants stoppent leur scolarité au cours moyen. Non seulement les parents économisent les frais scolaires mais en plus ils retrouvent de la main d’œuvre pour cultiver le mil et les arachides.

Raymond Sucia, qui est avec nous depuis 2004, n’avait jamais été à l’école avant sa douzième année. Il a été élevé par sa grand mère qui n’a rien. Du même quartier que nous, Martine a écouté son histoire et nous l’avons pris dans notre maison. Nous avons également payés le ciment de la nouvelle case de sa grand-mère, qui s’était écroulée durant une forte pluie. Sucia est maintenant au CM1.

Clarisse Maïloubra était à Foulou, village des parents de Martine. Elle est orpheline de mère et son papa a délaissé totalement ses 9 enfants. Nous l’avons prise avec nous et inscrite à l’école primaire de Dougoy en 2004 où elle est actuellement au CE2.

Sawalda, lui, a été abandonné par sa mère, qui l’a confié à son père qui n’a pas voulu le reconnaître et qui l’a également abandonné à Ngaoundéré. Nous l’avons depuis le début, ainsi que Didier qui est orphelin de mère depuis sa naissance et que son père ( et toute sa famille ) a refusé de prendre en charge. Ils sont tous les deux en 5ème.

Il y a aussi Bouba, qui est avec nous depuis septembre 2006. Sa mère est folle et son père sans aucune ressource. Il a un retard mental et après avoir essayé de le mettre à l’école ( SIL ), nous l’avons mis cette année à Mouda ( où travaille Thierry ) qui est un Centre pour handicapés. Nous le ramenons à la maison tous les vendredi soir.

Le plus grand s’appelle Joseph Yountaï et il est en formation soudure, un des rares métier où l’on peut gagner un peu sa vie. Il fini sa formation en avril 2008 et nous espérons qu’il pourra s’envoler de ses propres ailes. Sa famille est de Guider, il est orphelin de mère et sa marâtre ne veut pas s’en occuper. Son père boit et n’a jamais d’argent. Nous aidons aussi Sandrine Adde, sa sœur, qui est inscrite en 6ème à Guider.

Vous pouvez retrouver toute ces morceaux de vie sur le site que vous consultez actuellement : http://maison.jamna.net. Donnez l’adresse autour de vous !

La semaine dernière, la responsable de « Kawtal », une structure de Maroua, qui aide également les orphelins, a envoyé un mot à Martine lui demandant de passer de toute urgence à sa maison. Martine est partie là bas et y est revenue avec Leïla, 2 mois, visiblement victime de malnutrition. La responsable, Madame Hadja Djamilla, était évacuée d’urgence sur Yaoundé pour y être opérée. Avant son départ, elle a réussie à placer tous les enfants qu’elle avait chez elle ( peut être 5 ou 6 les autres n’étant pas chez elle ) , dans leur famille respective, exceptée Leila. Celle ci vient de la zone de Kaele, orpheline de mère et abandonnée par la famille du père, cas vraiment classique. Leila est vraiment très maigre mais elle a bon appétit, ce qui nous fait dire qu’elle ne mangeait peut être pas à sa faim. Nous allons essayés de la regonfler. les boites de lait maternelle coûtent environ 2 500Fcfa ( 3.80 Euros, 6.30 CHF ) et qu’il en faut 2,5 par semaine. C’est un prix que peu de papa peuvent dépenser.

Voilà pour les dernières nouvelles. Nous approchons du mois de décembre, une période « froide » également pour nous. Nous allons sortir la couverture pour dormir, pour quelques temps seulement car en mars arrivent les grosses chaleurs.

Encore Merci pour tout ce que beaucoup d’entre vous font pour notre maison et tous ses enfants. Nous espérons que d’autres parrains et marraines auront aussi envie de s’engager pour nos enfants

Que Dieu vous garde en son Amour.

Martine & Thierry.

Nouvelles - Sept 2007

Lundi 17 septembre 2007

La rentrée scolaire

La rentée scolaire s’est effectuée, officiellement, le 3 septembre. Pour nos enfants, qui sont dans une école privée, les cours ont déjà commencés.

HenrietteIls sont 3 à débuter en 1ère année de maternelle : Béatrice, Henriette et Joseph. Le premier jour fut très dur pour eux car l’accueil n’est pas tellement chaleureux. Les parents déposent les enfants à l’entrée de la classe, à 8h00, et repassent à 12h00. Beaucoup de pleurs pour les enfants et le cœur gros pour les parents. Il faut en passer par là mais à 3 ans tout juste pour Henriette et Béatrice, les débuts sont rudes, surtout qu’ils sont dans une autre école que tous les autres.

 

Pour ceux de la primaire, il y a Ndeboum, Léa et Sucia au CM1 et Clarisse et Mbrossi au CE2.

Sawalda est en 5ème ainsi que Didier. Didier à droiteDidier, depuis l’année dernière, habite chez son vrai papa, dans le quartier de Dougouf. Celui-ci ne permet pas à Didier de venir nous voir. Durant les vacances de juillet-août, il est venu 2 jours, en toute fin du mois d’août. Il a prétexté un camp de jeune que Didier devait faire en juillet, pour apprendre « la crainte de Dieu »( sic ), camp de jeune qui n’a jamais eu lieu. Sawalda est parti le voir pour une semaine mais le papa de Didier l’a chassé parce qu’ensemble, ils n’obéissent plus. Il faut dire que pour le papa, les enfants c’est la main d’oeuvre la moins chère pour travailler aux champs. Didier a été très actif durant ses vacances. Pour sarcler le champs de mil et préparer le terrain pour le Karal ( mil de saison sèche ). Nous l’avons croisé, un jour avec Martine, sur le bord de la route, en train de pousser un pousse-pousse charger d’un grand fût de 200 litres, remplis de crottes de chèvre. Il faisait la tournée pour les ramasser et les amener au champs. C’est le quotidien de beaucoup de petits camerounais. Il y a aussi la garde des chèvres et les différents travaux champêtres. Ce qui est étonnant, c’est que son papa ne s’est rappelé de l’existence de Didier que l’année dernière. Il l’a effacé pendant 12 ans, sans même venir lui rendre visite une seule fois chez nous, et maintenant et il refuse de le lâcher, même pour les vacances, peut-être de peur de ne plus le revoir.

Nous parrainons aussi Simon, qui vient chez nous tous les ans en juillet et août. Ses parents ne peuvent pas lui payer sa scolarité et les fournitures scolaire. Il vient à la maison et travaille au champs. En échange, avant de repartir pour la rentrée, nous lui donnons toutes les fournitures et l’argent de l’inscription. Il n’est pas ingrat car il travaille beaucoup. Cette année il a beaucoup sarclé les arachide et le maïs et a également essayé de faire du riz dans une portion de terrain inondé en saison des pluies. Malheureusement, les termites ont mangé énormément cette année.

Sandrine Addé, la sœur de Joseph Yountaï, même père même mère, est venue chez nous quelques temps pour les vacances. Nous n’avions absolument pas prévu de nous occuper d’elle car c’est une sœur de Mokolo qui, jusque là, la suivait. Nous ne savons pas trop ce qui s’est passé mais la sœur n’est pas revenue la chercher et nous avons été contraint et forcé de lui payer ses frais d’inscriptions ainsi que ses fournitures. Nous ne l’avons pas pris à la maison car son père habite à Guider et ils nous a paru préférable qu’elle retourne dans la famille. Pour Joseph, il va aller en 2ème année de formation soudure à Mouda et ensuite, je pense qu’il pourra se prendre en charge seul. Au besoin nous pourrons l’aider au début.

 

BoubaBouba s’est fait exclure de la S.I.L. ( session d’initiation au langage ) car il ne faisait rien et dèérangeait les autres. Cette année, nous l’avons mis dans une école pour sourds ( à Mouda là où je travaille ), où l’enseignement est beaucoup plus lent et où les maîtres ont le temps de bien s’occuper des enfants. Ils sont 6 dans la classe. Nous pensons que Bouba a un retard mental et nous espérons qu’il pourra suivre un peu mieux dans cette école. Il est à Mouda la semaine et le week-end. La première semaine fut dure pour lui mais il est bien encadré.

 

 

Martine et Thierry

Nouvelles 1er semestre 2007

Samedi 1 septembre 2007

Entre bilan de fin d’année scolaire et séjours à l’hôpital, découvrez un quotidien bien différent du nôtre…

Bilan scolaire et vacances

L’année scolaire s’achève pour nos enfants. Emmanuel Essala, qui passait l’entrée en 6ème, a échoué, comme c’était prévisible. C’est un enfant qui était à Yaoundé jusqu’au mois d’août 2006, et qui a suivi une école de très faible niveau. On espère qu’il aura la possibilité de redoubler. Pour Philippe, son frère, les résultats sont très moyens. Il est en 5ème au lycée classique de Maroua. Il est admis en classe supérieure mais avec une moyenne de 10,50 sur 20. Pour ces deux là, les vacances prennent la direction du Centre, Yaoundé, où il leurs reste de la famille. Nous allons accueillir de nouveau Emmanuel, l’année prochaine, mais pour Philippe, nous sommes en pleine réflexion. Nous ne souhaitons plus le prendre à Maroua, et lui-même ne le désire pas. Nous avons rencontré beaucoup de difficultés avec lui.

Pour Sawalda, les résultats sont plutôt encourageants. Il est admis en 5ème avec une moyenne de 10.91, ce qui est très moyen mais on s’attendait à pire.

Pour Joseph Yountaï, sa formation en soudure se passe bien. Il est actuellement en stage de perfectionnement. Il devrait reprendre l’école au mois d’octobre.

Bouba va aller à Ngaoundéré chez ses parents, si on les trouve. Martine va l’accompagner. Pour lui, l’école ne sert à rien. Le directeur l’a exclu. Il ne fait rien et s’en moque complètement. Il a de gros troubles psychologiques. Il insulte le maître, dort en classe et ne retient absolument rien. Nous pensons le confier à la Fondation Bethléem de Mouda, l’année prochaine, pour qu’il soit suivi d’un peu plus près. Nous ne pouvons pas être derrière constamment, et pourtant c’est la seule solution avec lui.

Pour Sucia et Léa, ils sont tous les deux admis aux CM1, avec une moyenne respective de 12,90 et 12,06. Pour Ndeboum Geneviève, qui est venue en cours d’année de N’Djamena, elle est également admise au CM1 avec une moyenne de 10,47. Elle s’est bien reprise car au Tchad, sa moyenne était très faible.

Pour Clarisse et Mbrossi, tous deux sont également promu en classe supérieur, en CE2, 12,56 pour Clarisse et 11 pour Moïse Mbrossi.

L’hôpital et les malades

Le mois de mai fut éprouvant pour nous et juin a l’air de vouloir faire la même chose.

Il y a eu en premier Marie Thérèse Adda Wabi. Martine l’a transporté d’urgence à l’hôpital, à 3h00 du matin, car elle avait plus de 40°, la diarrhée et n’arrêtait pas de pleurer. Après de multiples examens et analyses, le médecin n’a rien trouvé. Donc, on a tout soigné : paludisme, bronchite, amibe, vers intestinaux et infections diverses. Au bout de 5 jours, l’enfant allait beaucoup mieux, et nous avons pu sortir de l’hôpital. Nous avons dépensé, pour l’hospitalisation de Marie Thérèse, plus de 130 000Fcfa (325 CHF, 200 EUR). Heureusement pour nous, nous avons cet argent grâce aux parrainages, mais j’imagine une famille avec des revenus moyens !

Ensuite, après examens des selles, on a constaté que Béatrice avait des champignons intestinaux et que Gloria faisait la culture d’œufs de ténias dans ses intestins, involontairement j’espère ! Sans grande gravité, nous les soignons à la maison.

Début juin, nous constatons que Clarisse a une plaie au coude avec excroissance. Clarisse est très réservée et pour la faire parler, c’est très difficile. Nous lui posons des questions, a savoir si elle est tombée, si elle a mal, depuis combien de temps elle a cette plaie et les réponses sont toutes très évasives. Martine, croyant que le bras est cassé, part à l’hôpital faire une radiographie. Le diagnostic du médecin est qu’elle a une ostéo-arthrite et que l’os est rongé. L’excroissance se révèle du pus et après analyse, il s’avère que cela a était occasionné par des staphylocoques qui ont pénétré par une plaie. Le bilan est une semaine de perfusion et 1 mois d’antibiotique, si tout va bien. Le médecin nous disait qu’une infection comme celle ci, prise un peu tard, pouvait déboucher sur des conséquences très graves, surtout au niveau d’une articulation. A l’heure actuelle, elle est toujours à l’hôpital et ses soins nous coûtent également beaucoup, mais c’est de l’argent bien dépensé.

Le plus difficile, quand une personne est à l’hôpital, c’est les allers et retours, le mouvement perpétuel entre la maison, l’hôpital et la pharmacie : à la maison pour les repas et à la pharmacie pour les médicaments car il n’y a pas ces services à l’hôpital. La moindre seringue, le moindre bout de coton ou d’alcool, il faut partir l’acheter en pharmacie.

Les repas ne sont pas n’ont plus assurés et il faut également prévoir une ou deux personnes pour veiller sur le malade, de jour comme de nuit. Ce qui fait au moins deux déplacements pour apporter les repas au malades et aux gardes malades, plus les allers et retours à la pharmacie, car en général on prescrit pour un ou deux jours de médicaments, pour pouvoir s’adapter à l’évolution de la maladie. Pendant ce temps là, à la maison, il manque les personnes qui sont gardes malades et toute notre organisation est mise à mal.

Le matin, quand on apporte le petit déjeuner, la ou les personnes qui ont passé la nuit à l’hôpital, rentrent pour se laver et se reposer un peu. Elles repartent en général lorsque la nourriture du midi est prête, et remplace la personne qui est venue le matin. Le timing et le nombre de personne disponible est très important.

Quand Adda Wabi a était hospitalisé, il y avait au moins deux personnes à l’hôpital, une pour veiller constamment la petite, et l’autre pour courir à la pharmacie en cas de besoin.

Les aides financières

Bien que nous soyons reconnus, officieusement, par la délégation provinciale des Affaires sociales, il est néanmoins assez difficile de prétendre a des aides ponctuelles.

Nous avons déjà reçus une subvention en 2004, de un million et demi, mais sans suite. Deux associations nous ont également donnés, en début d’année, des sac de riz, des cartons de savons, d’huile, du lait et du chocolat, et cela nous a beaucoup aidé.

Prochainement, pour la journée mondiale de l’enfant, nous accueillons les Délégués de la Province et du département des Affaires sociales, pour recevoir des dons. Nous aurons droit a 4 sacs de riz, 1 carton de sucre, 1 carton de savon et 2 bidon d’huile. C’est toujours bon à prendre.

Martine et Thierry

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