Nouvelles - 3ème trimestre 2008
Mercredi 5 novembre 2008Maroua, juillet/août/septembre 2008
Nous avons des personnes nouvelles pour s’occuper des enfants : Christine, qui est une Guiziga de Moussourtouk, petit village à côté de Mouda et Rosette qu vient de Méri, le village de Simon, au nord de Maroua. Tout se passe bien pour le moment et elles sont très actives.
Achille est toujours là. On a eu quelques problèmes de santé, les enfants et nous même :
- Achille, bronchite
- Henriette et Gloria, gros rhume
- Sucia, Petit Joseph, Martine et Thierry, crise de paludisme
- Martine, gros mal d’estomac
- Henriette, un peu plus tard, amibiase
- Marie Thérèse, bronchite
Tout est rentré dans l’ordre.

La pisciculture
Un bassin est rempli grâce à une bâche empruntée à la Fondation Bethléem . Nous avons essayé de le remplir sans cela mas l’infiltration état trop grande. Il faut dire que la saison des pluies n’a pas véritablement commencé. Le sol est vraiment très sec.
Jérôme, le coopérant français, est parti a Maga chercher des alevins. En fait d’alevin, ce sont déjà des poissons qu ont passés ce stade. Il y a 350 poissons chat dans le bassin et nous avons également introduit des canards pour qu’ils puissent enrichir l’eau de leur déjection. Pour l’instant cela se passe bien mais les pluies sont vraiment insuffisantes.
Pour le 15 août, les enfants sont partis à Foulou chez les parents de Martine.
La rentrée
Gloria a commencé sa vie scolaire avec enthousiasme. Elle connaît toute les chansons et toutes les récitations par cœur grâce à Joseph, Béatrice et Henriette. Béa la prend par la main, tous les matin, et l’emmène dans sa classe et sa rangée en demandant à la maîtresse de faire attention a ce que personne ne la tape car c’est sa petite sœur.
En primaire pas de changement, toujours les mêmes et dans la même école.
Sawalda entre au Petit Séminaire de Guider dans la classe de 4ème Allemand. On le reverra pour les vacances scolaire, à Noël. En attendant, il a fait sa valise et va se prendre un peu plus en charge. On espère qu’il ne sera pas trop têtu car l’expérience à Guider pourrai être plus courte que prévu. C’est lui seul qui a décidé d’aller là bas. Pour quelles motivations ? Nous n’en savons rien. Nous avons du mal a savoir ce qu’il y a dans sa tête. Il y a peu de temps il était obnubilé par son père qu’il voulait retrouver. Le Père Atangana, qui avait recueilli Sawalda petit l’a retrouvé à Yaoundé mais celui ci ne veut absolument pas en entendre parler.
Divers
Marie-Noëlle, une jeune fille que l’on a aidé pendant deux année, était avec nous pendant les vacances pour s’occuper des enfants. Elle a décidé de rester et de passer son CAP en candidate libre.
Le 28 août, nous apprenions par le Délégué des affaires Sociales de l’Extrème nord, que la Fondation Chantal Biya avait retenue notre structure pour recevoir des dons. Après plusieurs coups de téléphone pour confirmation, nous avons envoyer le petit frère de Martine (Raphaël) et Marie Noëlle (deux personnes étaient requises pour la remise) à Yaoundé, car le problème était que la rentrée scolaire était proche et que la remise des dons se déroulait le 5 septembre dans la capitale. Pour une petite structure comme la notre, envoyer 2 personnes à Yaoundé n’est pas facile (24h00 non-stop en bus et train si tout se passe parfaitement). De plus, mis a part les difficultés grandissantes de déplacement en train (plus d’avion sur Maroua depuis quelques temps et la rentrée scolaire imminente qui déplace énormément de gens du nord au sud et du sud au nord) nous n’avions aucune garantie en ce qui concerne le paiement du transport, aller comme retour. Il faut rappeler que nous sommes à une journée de bus de Ngaoundéré et qu’ensuite il y a le train jusqu’à Yaoundé, trajet qui dure au minimum 15 heures et qu’il y a un train par jour. Les retards sont nombreux et parfois peuvent atteindre plusieurs jours.
Bref, Marie Noëlle et Raphaël sont arrivés à temps pour la remise des dons. On leur a octroyés généreusement 30 000Fcfa pour le transport total, aller et retour avec les marchandises alors que nous dépensions dans le même temps 68 000Fcfa pour eux seules. Heureusement les dons sont maintenant arrivés et nous pouvons faire le décompte des dépenses et des recettes.
Dépenses (1 CHF = 430 FCFA ; 1 EUR = 655 FCFA) :
- trajet Maroua-Yaoundé 68 000Fcfa
- déplacement dans Yaoundé 5 000Fcfa
- logement 10 000Fcfa
- portage des colis 6 000Fcfa
- Nourriture et petites dépenses 6 000Fcfa
- Transport des colis Yaoundé-Maroua 100 500Fcfa
TOTAL 195 500Fcfa
Dons :
- 4 sacs de riz (20 000Fcfa/sac) 80 000Fcfa
- 4 sacs de sel (3 000Fcfa/sac) 12 000Fcfa
- 4 cartons de savons (18 000Fcfa) 72 000Fcfa
- 1 sac de sucre de 50 kg 24 000Fcfa
- 1 sac de sucre de 25 kg 12 000Fcfa
- 1 sac de lait en poudre 70 000Fcfa
- 3 bidons d’huile de 20 litres 25 000Fcfa
- 1 carton de dattes 10 000Fcfa
- 12 mini dictionnaire débutant (10 000Fcfa/pièce) 120 000Fcfa
- 10 pack scolaire maternelle(2 000Fcfa/pièce) 20 000Fcfa
- 30 pack scolaire primaire (3 500Fcfa/pièce) 105 000Fcfa
- 10 pack scolaire collège (5 000Fcfa/pièce) 50 000Fcfa
- 36 boite de lait maternelle (2 500Fcfa/pièce) 90 000Fcfa
TOTAL 690 000Fcfa
Le bilan est largement positif même si certaines marchandises ne font pas parties de nos dépenses habituelles (dictionnaires, dattes).
Martine & Thierry
Nous avons été sans électricité ni eau ( évidemment car c’est une pompe électrique qui alimente le château d’eau ) pendant un mois. Les voleurs de fil électrique ont opérés trois fois de suite, avant et après Noël. La troisième fois, j’étais très fâché contre le gardien qu’il a fallu réveiller en le secouant avant qu’il s’aperçoive de quelque chose. Ensuite, fâché contre tout le quartier car ce sont sans doute des gens des environs qui nous ont volés. Nous avons été chez le chef du quartier, pour nous plaindre mais aussi pour entendre des personnes que nous avions surprise, errant dans la ruelle la nuit du vol à 23h30 : résultat négatif. Apparemment, le chef n’a pas beaucoup de charisme et sa volonté de chercher les coupables était très faible. Nous avons donc enlevé tous nos fil et nos poteaux sur lesquels étaient connectés beaucoup de familles et avons achetés des lampes à pétrole. Ensuite nous avons réouvert le puits et les tours de puisage, le matin et le soir, ont rythmés nos journée. Les gens du quartier se sont un peu inquiétés de nous voir repartir en arrière et le chef nous a proposé d’installer notre compteur chez lui, ce qui nous fait gagner 300 mètres de fil et fait sauter toute une zone où il n’y a pas d’habitation, là précisément où le fil était volé. Nous avons donc changer de compteur et amener le fil chez le chef qui, lui, n’a rien payé. Depuis ce jour, pas de problème.
Le dimanche 16 mars, nous avons accueillis un petit Oscar d’une semaine. La maman est morte après l’accouchement et durant toute la semaine consacrée à son deuil, le bébé n’a rien mangé. Martine l’a emmené à l’hôpital le lundi où il a était hospitalisé pendant 4 jours. Nous l’avons gardé encore quelques jours puis raccompagné chez son papa et sa deuxième femme à Badfaï en brousse de Mindif. Nous espérons qu’il pourra grandir normalement mais son départ dans la vie est plutôt difficile.
Il y a eu des incidents assez graves à Douala en début de mois, et ensuite à Yaoundé et Bafoussam. La raison initiale était sur le changement de constitution que veut entériner le clan présidentiel de Paul Biya ( il pourrait se présenter encore autant de fois qu’il le désire à la présidentielle ) et ensuite, ces événements ont tournés en manifestations sur la flambée des prix de première nécessité. A l’heure actuelle, tout est calme mais les forces militaire sont toujours en alerte. A Maroua, nous n’avons eu aucun incident de ce type. La ville est calme et tranquille.