Maison Daniel Brottier

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Nouvelles - 3ème trimestre 2008

Mercredi 5 novembre 2008

Maroua, juillet/août/septembre 2008

Nous avons des personnes nouvelles pour s’occuper des enfants : Christine, qui est une Guiziga de Moussourtouk, petit village à côté de Mouda et Rosette qu vient de Méri, le village de Simon, au nord de Maroua. Tout se passe bien pour le moment et elles sont très actives.
Achille est toujours là. On a eu quelques problèmes de santé, les enfants et nous même :

  • Achille, bronchite
  • Henriette et Gloria, gros rhume
  • Sucia, Petit Joseph, Martine et Thierry, crise de paludisme
  • Martine, gros mal d’estomac
  • Henriette, un peu plus tard, amibiase
  • Marie Thérèse, bronchite

Tout est rentré dans l’ordre.

La famille avec Thierry

La pisciculture

Un bassin est rempli grâce à une bâche empruntée à la Fondation Bethléem . Nous avons essayé de le remplir sans cela mas l’infiltration état trop grande. Il faut dire que la saison des pluies n’a pas véritablement commencé. Le sol est vraiment très sec.
Jérôme, le coopérant français, est parti a Maga chercher des alevins. En fait d’alevin, ce sont déjà des poissons qu ont passés ce stade. Il y a 350 poissons chat dans le bassin et nous avons également introduit des canards pour qu’ils puissent enrichir l’eau de leur déjection. Pour l’instant cela se passe bien mais les pluies sont vraiment insuffisantes.

Pour le 15 août, les enfants sont partis à Foulou chez les parents de Martine.

La rentrée

Béa et GloriaGloria a commencé sa vie scolaire avec enthousiasme. Elle connaît toute les chansons et toutes les récitations par cœur grâce à Joseph, Béatrice et Henriette. Béa la prend par la main, tous les matin, et l’emmène dans sa classe et sa rangée en demandant à la maîtresse de faire attention a ce que personne ne la tape car c’est sa petite sœur.
En primaire pas de changement, toujours les mêmes et dans la même école.
Sawalda entre au Petit Séminaire de Guider dans la classe de 4ème Allemand. On le reverra pour les vacances scolaire, à Noël. En attendant, il a fait sa valise et va se prendre un peu plus en charge. On espère qu’il ne sera pas trop têtu car l’expérience à Guider pourrai être plus courte que prévu. C’est lui seul qui a décidé d’aller là bas. Pour quelles motivations ? Nous n’en savons rien. Nous avons du mal a savoir ce qu’il y a dans sa tête. Il y a peu de temps il était obnubilé par son père qu’il voulait retrouver. Le Père Atangana, qui avait recueilli Sawalda petit l’a retrouvé à Yaoundé mais celui ci ne veut absolument pas en entendre parler.
Divers

Marie-Noëlle, une jeune fille que l’on a aidé pendant deux année, était avec nous pendant les vacances pour s’occuper des enfants. Elle a décidé de rester et de passer son CAP en candidate libre.

Chantal BiyaLe 28 août, nous apprenions par le Délégué des affaires Sociales de l’Extrème nord, que la Fondation Chantal Biya avait retenue notre structure pour recevoir des dons. Après plusieurs coups de téléphone pour confirmation, nous avons envoyer le petit frère de Martine (Raphaël) et Marie Noëlle (deux personnes étaient requises pour la remise) à Yaoundé, car le problème était que la rentrée scolaire était proche et que la remise des dons se déroulait le 5 septembre dans la capitale. Pour une petite structure comme la notre, envoyer 2 personnes à Yaoundé n’est pas facile (24h00 non-stop en bus et train si tout se passe parfaitement). De plus, mis a part les difficultés grandissantes de déplacement en train (plus d’avion sur Maroua depuis quelques temps et la rentrée scolaire imminente qui déplace énormément de gens du nord au sud et du sud au nord) nous n’avions aucune garantie en ce qui concerne le paiement du transport, aller comme retour. Il faut rappeler que nous sommes à une journée de bus de Ngaoundéré et qu’ensuite il y a le train jusqu’à Yaoundé, trajet qui dure au minimum 15 heures et qu’il y a un train par jour. Les retards sont nombreux et parfois peuvent atteindre plusieurs jours.
Bref, Marie Noëlle et Raphaël sont arrivés à temps pour la remise des dons. On leur a octroyés généreusement 30 000Fcfa pour le transport total, aller et retour avec les marchandises alors que nous dépensions dans le même temps 68 000Fcfa pour eux seules. Heureusement les dons sont maintenant arrivés et nous pouvons faire le décompte des dépenses et des recettes.

Dépenses (1 CHF = 430 FCFA ; 1 EUR = 655 FCFA) :

  • trajet Maroua-Yaoundé 68 000Fcfa
  • déplacement dans Yaoundé 5 000Fcfa
  • logement 10 000Fcfa
  • portage des colis 6 000Fcfa
  • Nourriture et petites dépenses 6 000Fcfa
  • Transport des colis Yaoundé-Maroua 100 500Fcfa

TOTAL 195 500Fcfa

Dons :

  • 4 sacs de riz (20 000Fcfa/sac) 80 000Fcfa
  • 4 sacs de sel (3 000Fcfa/sac) 12 000Fcfa
  • 4 cartons de savons (18 000Fcfa) 72 000Fcfa
  • 1 sac de sucre de 50 kg 24 000Fcfa
  • 1 sac de sucre de 25 kg 12 000Fcfa
  • 1 sac de lait en poudre 70 000Fcfa
  • 3 bidons d’huile de 20 litres 25 000Fcfa
  • 1 carton de dattes 10 000Fcfa
  • 12 mini dictionnaire débutant (10 000Fcfa/pièce) 120 000Fcfa
  • 10 pack scolaire maternelle(2 000Fcfa/pièce) 20 000Fcfa
  • 30 pack scolaire primaire (3 500Fcfa/pièce) 105 000Fcfa
  • 10 pack scolaire collège (5 000Fcfa/pièce) 50 000Fcfa
  • 36 boite de lait maternelle (2 500Fcfa/pièce) 90 000Fcfa

TOTAL 690 000Fcfa

Le bilan est largement positif même si certaines marchandises ne font pas parties de nos dépenses habituelles (dictionnaires, dattes).

Martine & Thierry

Nouvelles - 2ème trimestre 2008

Samedi 5 juillet 2008

Maroua 21 mars 2008

AchilleLe dimanche 6 mars, un bébé nous est amené à la maison. La maman est morte à l’hôpital de Meskine suite à une déchirure utérine. Elle a accouché dans un dispensaire de Maroua mais cela ne s’est pas bien passé. De plus, l’infirmier de garde n’a pas eu la promptitude et l’expérience nécessaire pour s’apercevoir qu’il ne pouvais rien faire pour arrêter l’hémorragie. Il a envoyé la femme à l’hôpital, bien trop tard, et le temps que l’on cherche du sang de même groupe pour la transfusion, la maman s’était vidée de son sang.
Le garçon est à la maison et nous impose un rythme nocturne que Martine a du mal à suivre. Dés qu’il a évacué la nourriture absorbée, il réclame à manger. En toute logique, le bébé devrai retourner en famille après le deuil. Pour l’instant il est en bonne santé et mange bien. Nous avons l’habitude de prendre les bébés une semaine ou 10 jours après la mort de la maman et souvent les enfants sont mal nourris, déshydratés et très faible. Cette fois-ci, la famille, malgré le deuil, a agis promptement, certainement parce que le médecin de l’hôpital a pris les choses en main.

mokoloNous avons passé quelques jours à Mokolo, pour les vacances de Pâques. Nous avons un peu testée la voiture en allant à Djinglia, à 20 kilomètres de Mokolo. La route est « terrible », dans tous les sens du terme. D’abord le paysage est splendide. C’est dans la montagne avec des empilements de rochers et des cases partout au alentours et ensuite la route n’est pas une route a proprement parlé. Dans le col de Koza, la première vitesse était le maximum et il faut une attention de tout les instants car la route n’est plus arrangée depuis plusieurs année et les chutes de pierres et de rocher jonchent le chemin . Cela vaut le détour, quand même, mais pas trop souvent. De plus, la chaleur est au rendez vous depuis 3 semaines et nous sommes partis un peu tard dans la matinée.

30 mars 2008

Achille est toujours à la maison. Son papa est venu le voir avant hier. Il nous a dit qu’il cherchait une personne pour s’occuper de l’enfant, dans un premier temps chez nous, et ensuite il pourrai partir dans sa famille.
oscarOscar, le bébé dont on a parlé au 1ier trimestre est revenu à la maison, très faible. Nous l’avons amené d’urgence à l’hôpital où il est resté 6 jours. Il est sorti hier et c’est un soulagement pour tout le monde. Mais c’est un enfant qui a beaucoup de problème. Il vomi souvent le lait qu’il prend. Au village, c’est très difficile. La coépouse qui s’en occupe n’a pas les moyens et le papa de l’enfant ne pense qu’a boire et a saouler durant la journée. On imagine très mal, avec Martine, l’avenir de cet enfant dans sa famille et dans la brousse de Mindif.

4 juin 2008

Oscar est décédé au début du mois de mai. Après sa sortie de l’hôpital, il est revenu chez nous avec sa marâtre. Il est mort le dimanche soir, dans les bras de celle-ci. Nous les avons emmenés dans leur village le lundi matin de bonne heure.
Achille est toujours à la maison. Son papa, qui venait de temps en temps et nous payer son lait maternel, ne viendra plus si souvent car il a été affecté (c’est un fonctionnaire) à Tcholliré, à l’est de Ngaoundéré. Il nous laisse Achille en nous promettant qu’il le suivra et le soutiendra mais que pour l’instant il était mieux chez nous.
La compagnie d ‘électricité, AES Sonel, a beaucoup de soucis en saison des pluies. Nous avons eu une coupure, dans tout l’extrème nord, durant 4 jours. Cela veut dire plus d’eau à Maroua et plus de lumière. La SNEC (La compagnie des eaux) n’a pas de groupe électrogène et chacun s’est débrouillé pour trouver de l’eau. Nous même n’avons pas souffert car notre puits est sur le terrain et nous suffit amplement.
La foreuseNous avons commencés avec Jérôme, un coopérant de la D.C.C. (Délégation catholique de la coopération), le projet de pisciculture qui a été financé par l’O.I.F. (Organisation Internationale de la Francophonie) en vue de renforcer notre part d’autofinancement. Cinq bassins sont déjà creusés et un forage a été effectué. Le forage n’est pas profond (26 mètres) car nous sommes tombé sur le socle de la montagne qui est derrière la maison. Le débit est de 0,75 m cube / heure, ce qui est bien pour une consommation domestique mais qui est faible si l’on veut faire de la pisciculture semi-intensive.

Le 22 juin 2008

La scolarité

L’école est terminée. Tout le monde passe en classe supérieure.
En maternelle, Henriette Tchakfine et Béatrice Sundila iront, l’année prochaine, en moyenne section. Joseph Kaldaossa passe en grande section.
Pour les primaires :
Mbrossi Moïse passe au CM1 avec une moyenne annuelle de 12,36 et un rang de 20ième sur 75.
Maïloubra Clarisse passe au CM1 avec une moyenne de 12,72 et un rang de 16ième sur 75 (ils sont dans la même classe).
Ndeboum Geneviève passe au CM2 avec une moyenne annuelle de 10,36 et un rang de 28ième sur 68.
Soussia Raymond passe au CM2 avec une moyenne annuelle de 10,61 et un rang de 21ième sur 68.
Bahane Léa passe également au CM2 avec une moyenne annuelle de 10,91 et un rang de 20ième sur 68.

Pour les collégiens :
Sawalda Yves Plumey passe en 4ième espagnol avec une moyenne annuelle de 12,43 (moyenne de la classe 11,91) et un rang de 19ième sur 72. Ses points forts sont les mathématiques, avec une moyenne de 17/20, l’éducation physique et les travaux manuels. Son gros point faible est le français mais il progresse.
Didier Tchobo Ndoumbe (le nom de son papa) passe en 4ième espagnol avec une moyenne annuelle de 10,86 (moyenne de la classe 11,02) et un rang de 48ième sur 83. Ses points forts sont histoire et géographie mais le français et les maths sont insuffisants.
Adimar Simon passe en 3ième allemand avec une moyenne annuelle de 12,02 (moyenne de la classe 9,94) et un rang de 7ième sur 83. Ses points forts sont la physique et chimie et la faiblesse se situe aussi en français.

Ce que l’on peut déduire en voyant tout ses résultats, c’est les sureffectifs chroniques, dus au manque des personnel (beaucoup d’établissements mais très peu de nomination pour les postes), et la faiblesse de tous en français, ce qui est logique car pour la plupart ce n’est pas la langue maternelle et pour certains ce n’est que la troisième langue. Tous commencent à apprendre à parler la langue de leur ethnie (Tupuri, Mondang, Maffa, Moufou, Guidar, Guizigua etc.), ensuite le Fufuldé qui est la langue des Foulbés (ou Peuls) et également la langue véhiculaire du nord Cameroun, parlé au quartier, au marché et dans tout Maroua et sa région, de Kousséri à Ngaoundéré. Le français vient après, à l’entrée à la maternelle ou à la S.I.L. (session d’initiation au langage) à l’âge de 6 ou 7 ans, pour ceux qui vont à l’école.
A Maroua, il y a encore de nombreux parents qui envoient leurs enfants à l’école coranique, lieu où ils apprennent le coran avec comme instructeur un Maloum, et quelques bases de vie communautaire. Beaucoup des ses enfants, avant ou après l’école, se retrouvent dans la rue au quartier, au marché, et mendient pour payer leur instruction auprès du Maloum.
En brousse, beaucoup ne peuvent envoyer leurs enfants à l’école, faute de moyens et pour ne pas se priver de main d’œuvre pour les champs ou pour garder les chèvres. Pour les filles, elles sont souvent orienter très tôt vers la cuisine, la corvée du bois de cuisine, la lessive et la corvée pour aller chercher l’eau au puits, qui est parfois très loin, surtout en saison des pluies.

Deuils et funérailles

Le 28 juin, nous iront à Foulou avec tous les enfants pour les funérailles d’un oncle de Martine (frère de son papa, même père même mère). Celui ci est décédé le 1ier avril 2008 à Foulou. Le deuil et les funérailles sont deux choses bien différentes : le deuil c’est au moment de la mort. L’enterrement a lieu tout de suite car il n’y a pas de moyen pour conserver le corps et la chaleur est réelle. Ensuite les gens viennent rendre condoléances pendant une période plus ou moins longue. Les moyens de transports sont aléatoires (surtout de villages à villages) et la nouvelle d’un décès peut mettre plusieurs jours à arriver à son destinataire.
Après, la famille se prépare pour faire les funérailles, c’est à dire la fête et dire adieu au défunt. Il y a une cérémonie sur la tombe et ensuite se sont les festivités, manger, boire et parfois la danse également. Les funérailles peuvent se faire une année après le décès, tout dépend des moyens de la famille et de sa situation. Tant que les funérailles n’ont pas eu lieu, la veuve reste liée à la famille du défunt, c’est à dire dans ce cas précis, au papa de Martine qui est l’aîné et le chef de famille. Selon la coutume Tupuri, le conseil de famille doit décider à qui confier la veuve, pour que celle ci ne soit pas sans ressource et puisse continuer à élever ses enfants (si elle en a) et à ne pas être dans le besoin. La coutume ancestrale voudrait que le papa de Martine prenne la femme de son frère, mais celui ci ne veut pas et compte lui rendre sa liberté. Chaque membre de la famille proche doit apporter à manger et de quoi faire la bière de mil. Les préparatifs vont commencer mardi matin pour le samedi.

Martine & Thierry

Nouvelles - 1er trimestre 08

Lundi 14 avril 2008

Maroua 21 mars 2008

Le premier trimestre est bientôt terminé et il s’est passé beaucoup de chose ces temps dernier.

Nous avons changé de voiture, Mitsubishi contre une Toyota. C’est toujours une japonaise mais pour la Toyota il est plus facile de trouver des pièces de rechanges d’origine. De plus, c’est une double cabine et pour les petits enfants c’est plus sécurisant que de les savoir dans la benne. Cela ne nous a pas coûté trop cher car le prêtre avec qui je travaille nous a donné deux millions, c’est à dire la moitié de la somme qu’il nous fallait. Cette ancienne voiture nous a fait faire de nombreuses dépenses et nous espérons que le budget transport et réparation voiture va diminuer

reseau_electrique.jpgNous avons été sans électricité ni eau ( évidemment car c’est une pompe électrique qui alimente le château d’eau ) pendant un mois. Les voleurs de fil électrique ont opérés trois fois de suite, avant et après Noël. La troisième fois, j’étais très fâché contre le gardien qu’il a fallu réveiller en le secouant avant qu’il s’aperçoive de quelque chose. Ensuite, fâché contre tout le quartier car ce sont sans doute des gens des environs qui nous ont volés. Nous avons été chez le chef du quartier, pour nous plaindre mais aussi pour entendre des personnes que nous avions surprise, errant dans la ruelle la nuit du vol à 23h30 : résultat négatif. Apparemment, le chef n’a pas beaucoup de charisme et sa volonté de chercher les coupables était très faible. Nous avons donc enlevé tous nos fil et nos poteaux sur lesquels étaient connectés beaucoup de familles et avons achetés des lampes à pétrole. Ensuite nous avons réouvert le puits et les tours de puisage, le matin et le soir, ont rythmés nos journée. Les gens du quartier se sont un peu inquiétés de nous voir repartir en arrière et le chef nous a proposé d’installer notre compteur chez lui, ce qui nous fait gagner 300 mètres de fil et fait sauter toute une zone où il n’y a pas d’habitation, là précisément où le fil était volé. Nous avons donc changer de compteur et amener le fil chez le chef qui, lui, n’a rien payé. Depuis ce jour, pas de problème.

oscar.jpgLe dimanche 16 mars, nous avons accueillis un petit Oscar d’une semaine. La maman est morte après l’accouchement et durant toute la semaine consacrée à son deuil, le bébé n’a rien mangé. Martine l’a emmené à l’hôpital le lundi où il a était hospitalisé pendant 4 jours. Nous l’avons gardé encore quelques jours puis raccompagné chez son papa et sa deuxième femme à Badfaï en brousse de Mindif. Nous espérons qu’il pourra grandir normalement mais son départ dans la vie est plutôt difficile.

Les prix du marché, que se soit alimentaire ou autres, ont beaucoup augmentés. Nous ne savons pas les raisons et la CRTV ( radio et télévision nationale ) ne nous donne pas beaucoup d’informations. RFI est sur la bande FM maintenant et avec cette radio nous avons des informations plus objectives et plus complètes. emeutes.jpgIl y a eu des incidents assez graves à Douala en début de mois, et ensuite à Yaoundé et Bafoussam. La raison initiale était sur le changement de constitution que veut entériner le clan présidentiel de Paul Biya ( il pourrait se présenter encore autant de fois qu’il le désire à la présidentielle ) et ensuite, ces événements ont tournés en manifestations sur la flambée des prix de première nécessité. A l’heure actuelle, tout est calme mais les forces militaire sont toujours en alerte. A Maroua, nous n’avons eu aucun incident de ce type. La ville est calme et tranquille.

Martine & Thierry

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