Maison Daniel Brottier

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Nouvelles - 1er trimestre 2010

Jeudi 8 avril 2010

Maroua le 19/02/2010

1.Les enfants

Tout le monde va bien. Joseph a eu le palu ainsi que Gloria. Gloria nous a fait peur : elle a fait une hémorragie nasale très forte, a perdue beaucoup de sang et a été transporté à l’hôpital de toute urgence. Elle a été très faible pendant deux jours. Maintenant cela va mieux. En fait, c’est un antipaludéen mal dosé qui a occasionné cette hémorragie. Dorénavant nous allons redoubler de prudence.
Adèle arrive presque à marcher et elle dévore la nourriture comme si elle avait toujours faim.
Achille ne va plus à Mouda par manque de place (il y a eu beaucoup de personnes opérées au mois de novembre et beaucoup de personnes sont encore au Centre pour la rééducation). Depuis qu’il reste à la maison son humeur est excellente.
Bouba va toujours à Mouda à l’école pratique. Il ne fait pas grand-chose là bas mais à la maison il faut constamment être derrière lui pour le surveiller. Il est irrémédiablement attiré par la cuisine où, dés qu’il le peut, il entre pour soulever les couvercles de marmites et prendre de la nourriture si il y a. Mais, par rapport au début où nous l’avons eu, il est beaucoup plus calme et pique moins de colère.
Henriette et Béatrice vont à la SIL (session d’initiation au langage). Pour Béatrice tout se passe bien car elle est appliquée et concentrée. Elle termine troisième du trimestre. Pour Henriette c’est beaucoup plus compliqué. Elle est très dissipée et ne reste pas en place une seule seconde. Elle est 63ème dans la même classe .Il faut qu’elle bouge continuellement : elle est montée sur un ressort ! Entre Béatrice et Henriette, c’est la guerre même à la maison. On a du mal a ce qu’elles se respectent un peu toute les deux.
Joseph, lui, est tranquille. A l’école il est au CP et c’est un peu dur car il n’a pas fait la SIL. Il s’accroche comme il peu et il est très courageux. Après une mauvaise place au premier trimestre, le voilà 25ème au deuxième.
Gloria est la seule à la maternelle. Tout se passe bien en attendant l’année prochaine où Marie Thérèse Ada Wabi viendra la rejoindre. Pour l’instant celle-ci est à la maison et s’impatiente de voir les autres partir tous les matins sans elle.
Moïse Mbrossi était le joueur de tam-tam durant le défilé du 11 février (fête de la jeunesse). Il est dans la même classe que Clarisse et tous les deux sont dans la moyenne depuis le début d’année. Il faisait les répétitions quatre fois par semaine (avec le maître de leur classe) avant Noël et avaient de bonnes notes. Après les fêtes, nous avons décidés de se passer de répétiteur. Les notes ont chutées. Nous ne savons pas si c’est vraiment à cause du manque de répétitions ou si c’est la manque à gagner du maître qui, de ce fait, a perdu 2 élèves, donc 30 000Fcfa.
Léa et Ndeboum sont au lycée technique et pour l’instant ce n’est pas extraordinaire. Léa suit la catéchèse à la cathédrale pour être baptisée l’année prochaine.
Didier est au lycée de Foulou. Cela va mieux maintenant. Sa crise d’adolescence est peut ère passée. A l’école c’est plutôt bien.
Sawalda est toujours au petit séminaire de Guider. Nous l’avons vu pour les fêtes de Noël. Il grandit bien et commence à être responsable.
Soussia est actuellement en formation à Mouda. Il était trop agé pour continué la scolarité normale. Il n’a pas pu passer l’entrée en 6ème.
Pour travailler avec nous il y a Christine qui s’occupe des touts petits et Jacqueline pour la cuisine et lessive avec Martine. André s’occupe du maraîchage.
Jacqueline a quatre enfants dont nous nous occupons également bien qu’il soient encore dans la maison de leur mère. Le papa est mort il y a deux ans et depuis c’est très difficile pour Jacqueline. Elle a beaucoup de problème pour se logée et nous avons décidés de lui acheter un bout de terrain dans notre quartier et de lui construire une case pour qu’elle soit un peu tranquille.

2.La pisciculture

Nous avons commencés à récolter les poissons de 4 bassins mais les résultats ne sont pas conformes à nos espérances. Martine avait déjà vendus les poissons (dans sa tête) mais ils seront insuffisants pour notre propre consommation. Les jours de pêche, nous en mangeons frais et ensuite nous les fumons. Il nous reste un dernier bassin à vider et le premier cycle sera achevé. Le sixième et dernier bassin sert pour la reproduction des tilapias. Nous y avons introduit quelques poissons chats pour réguler toutes ces naissances.
Nous nous retrouvons avec plus de 50 cm de vase dans chaque bassin. C’est pénible de les vider. Pour cela nous attendons quelques jours pour qu’ils sèchent et ensuite nous les vidons à l’aide de sceau.
Pour le deuxième cycle nous avons déjà introduit les alevins et fingerlings de tilapia et nous attendons les silures. Nous avons essayé de le acheter par Yagoua mais les pécheurs ne sont pas du tout organisés et nous avons abandonnés de ce côté. Nous sommes repartis avec la même personne que la dernière fois à Maga en essayant de discuter le prix qui est énorme par rapport au prix du poisson sur le marché (100 Fcfa par alevin).

3.Le maraîchage

Nous avons démarrés également une activité maraîchère, grâce au forage financé par l’O.I.F. Pour s’occuper de celle-ci, nous avons embauché André, qui vient de Meskine, un quartier périphérique de Maroua. Nous avons semés des poivrons, des tomates, des carottes, des oignons, de l’ail, des choux, du zome (nom local) et du foléré. Pour les deux derniers, ce sont des plantes dont on cueille les feuilles pour faire la sauce qui accompagne la boule de mil.
Les oignons et les tomates ont bien donnés. Nous allons essayer de conserver les oignons au magasin mais les tomates sont séchées, pilées et conservées en poudre. Dans une boite de lait maternel, il en tient 6 gros cartons. Les poivrons et les carottes sont mangés au fur et à mesure. Les choux sont encore en terre.
Avec une meilleure organisation et planification des cultures, on peut aisément avoir de meilleurs résultats.

4.L’élevage

Les canards, associés à la pisciculture, vont bien. Comme nous avons eu quelques naissances durant la saison des pluies, nous mangeons les bénéfices le dimanche. De toute manière, les canards en saison sèche ne servent à rien : ils mangent, c’est tout. Pas de reproduction. Nous allons tous les manger et garder seulement un mâle et cinq femelles pour recommencer un cycle. Actuellement il y en a une vingtaine mais tous ne sont pas encore adultes.

Les poulets sont tous morts, comme tous les ans en saison sèche. Dans tout le quartier pas un seul survivant.
Notre vache, Angela (offerte par une amie qui vit en Allemagne), est partie en brousse car il n’y a plus de pâture à la maison. On espère qu’elle trouvera un bon mari et qu’elle puisse nous ramener un souvenir de ses amours.
Les chèvres et les moutons vont bien. Un gros mouton a été sacrifié pour la fête de Noël.

Voilà pour les nouvelles. Tous les enfants vous embrassent et nous même également.
Adèle, Achille, Marie Thérèse, Gloria, Henriette, Béatrice, Joseph, Bouba, Mbrossi, Clarisse, Léa, Geneviève, Didier, Sawalda, Soussia, Simon (qui est a Méri), Christine, Jacqueline, André, Emmanuel (le gardien de nuit), Martine et Thierry.

Nouvelles - 3ème trimestre 2009

Mercredi 23 décembre 2009

Maroua, octobre 2009

La vie scolaire

La rentrée a eue lieue sans encombre. Gloria continue en 2ème année maternelle. Béatrice et Henriette sonGloriat à la SIL (session d’initiation au langage) tandis que petit Joseph est au CP. Dans la même école primaire nous avons toujours Clarisse et Moïse qui préparent l’examen de fin de 1er cycle (CEPE). Les enfants vont à l’école à pied car elle n’est pas très loin de la maison (500 mètres).
Léa et Geneviève sont au Lycée technique. La 1ère année est générale et ensuite elles prendront une spécialité, là ou elle sont le plus à l’aise, pour arriver au CAP en 3 ans. Le lycée est situé également à coté de la maison.
Sawalda est à guider, en internat au petit Séminaire, en classe de 3ème allemand. Tous se passe bien pour le moment.
Avec Didier les difficultés commencent : nous avons préférés le sortir de Maroua où il côtoyé des camarades d’influence douteuse pour le mettre au lycée de Foulou, chez les parents de Martine. Nous espérons que la brousse et ses habitants lui serons bénéfique. Une chose est sure, c’est qu’il y a beaucoup moins de tentation au village qu’à Maroua.
Raymond Soussia sera avec Thierry au Centre de Formation Artisanal et d’Appareillage de Mouda (CFAAM). La scolarité pour lui est finie. Les résultats sont médiocres et il devient un peu trop âgé pour continuer. Ensemble nous avons choisi une formation en agriculture et élevage : il est travailleur et n’a pas peur de suer. De plus, après sa formation, on pourrais avoir besoin de quelqu’un pour s’occuper de nos champs. On verra plus tard.

Béatrice et Mbrossi

Simon est en 2ème C à Méri . Ils sont 48 dans leur classe ce qui n’est vraiment pas nombreux, et aucune fille. Plus tard, il souhaiterais faire médecine…
Sandrine, la sœur de grand Joseph, est à Lam en 4ème . Le grand Joseph lui s’est fiancé le 23 mai 2009 avec Madeleine et ils ont déjà un enfant, Ludovic. Il travaille à l’atelier soudure du CFAAM avec un contrat de 3 mois renouvelable tant qu’il y a des travaux.
Jacqueline, qui a travaillé avec nous au début 2004 et que nous connaissons depuis Ngaoundéré, est revenue à la maison au mois de juin. Elle vient de perdre son mari et les liens avec sa belle famille, qui était déjà très compliqués, sont complètement rompus. Nous l’avons pris en charge avec ses enfants car elle n’a plus rien et de plus sa maman est alitée depuis plusieurs mois sans espoir de se remettre debout. Nous avons inscrit ses enfants à l’école mais certains ont beaucoup de retard : Jean Marie 5 ans), que nous connaissons bien pour l’avoir accueilli il y a 3 ans, est à la SIL avec son grand frère Jean de Dieu (7 ans). Priska est au CP tandis qu’Appoline (16 ans) est au CE2.
Achille, Ada et GountouSont restés à la maison, Marie Thérèse Ada Wabi, Adèle dite « Gountou » et Achille Doba qui va tous les lundis à Mouda pour la rééducation. Bouba l’accompagne pour aller à l’école « pratique » du Centre. Bouba ne peut pas aller dans une école classique vu son retard mental. Ce qui nous ennui c’est que l’on a l’impression qu’il ne peut pas progresser à Mouda en étant constamment avec des garçons et filles accusant des retards plus lourd que le sien. C’est du moins une impression, peut etre celle de tous les parents. Bouba, en étant tout le temps sur son dos, est capable de faire beaucoup de chose. A Mouda ils ne sont pas en suractivité, loin de là !

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Cultures diverses

Nous avons commencé à manger du poisson de notre maison : du poisson chat mais aussi quelques tilapia communément Protoptèreappelé ici carpe. Cela fait plaisir de pouvoir enfin récolter le fruit de ce travail. Si tout va bien, nous allons bientôt vider un bassin et fumé tout ce qu’il s’y trouve sauf les 3 protoptères que nous avons introduit il y a seulement 4 mois pour faire un essai. C’est un poisson que l’on peut trouver dans les plans d’eau de la région et qui s’enterre en saison sèche pour ressurgir en saison des pluies. Les paysans les pêchent avec une pioche et une pelle dans les mayos (cours d’eau saisonniers) asséchés. Si l’expérience réussi, si le grossissement est acceptable , nous en introduirons d’autres, c’est vraiment un poisson bien adapté à notre climat.
Nous avons commencé également une réfection des berges qui ont bien souffert durant les deux saisons des pluies. Nous allons essayer de les stabiliser avec des sacs de sable car le ruissellement les a beaucoup éprouvé.
Nous avons récolté le maïs de notre maison. En ce moment c’est l’égrenage et cela fait mal aux mains. La récolte est bonne. Nous avons aussi du gombo, du foléré et à Méri avec Simon, nous avons fait de la patate douce et des arachides.
A foulou, dans le village des parents de Martine, nous sommes entrain de cultiver du mil de saison sèche sur 10 hectares. L’année dernière, sur 4 hectares, nous avions récoltés 16 sacs de 100 kilos. On verra si ce sera meilleur. La pluie n’a pas était très régulière et le résultat n’est pas acquis.

Martine & Thierry

Nouvelles - 1er trimestre 2009

Dimanche 26 avril 2009

Maroua, janvier, février et mars 2009

Les enfants

le grand JosephLe grand Joseph est quasiment indépendant. Il travaille à la Fondation Bethléem de Mouda, comme moi, mais à l’atelier soudure. Jusqu’à présent il n’était que stagiaire mais maintenant il peut compter sur un salaire de 25 000Fcfa par mois. Ce n’est pas beaucoup mais c’est suffisant pour les dépenses qu’il rencontre à Mouda. La location d’une case est de 1 500Fcfa/mensuel et pour la nourriture c’est plus facile qu’à Maroua. Nous lui avons payé un lit et la moitié du matelas. Il faut qu’il commence à gérer son argent. Il a du mal a comprendre et nous demande toujours le mil, le savon et d’autre dépenses quotidiennes.

Récemment, Joseph et Madeleine Tchiouto, son amie, sont venus nous rendre visite pour un problème les concernant. Le samedi 14 mars, Martine est partie avec Madeleine chez son père pour se présenter et lui dire que Joseph et Madeleine, étant tombé amoureux l’un de l’autre, ils envisageaient de se marier et demandaient l’approbation de ses parents. Le papa a accepté au grand soulagement de Tchiouto qui avait peur de cette entrevue.

DidierDidier a commencé sa scolarité au Lycée classique. Nous avons du repayer entièrement son inscription et comme c’est sa première année dans ce collège, il faut en plus donner l’argent pour une table banc (10 000Fcfa). De plus, il n’avait pas de tenue de sport, de tenue du collège (chaque école a un uniforme) et il lui manquait des livres (anglais, mathématique et d’autres) et les fournitures. Nous nous demandons comment il a pu faire jusqu’à présent pour suivre là où il était, au lycée de Meskine.
Tout se passait bien jusqu’au week-end dernier (8 mars 2009) où Martine s’est aperçue qu’il manquait le téléphone portable de la maison. Après enquête, il s’avère que c’est Didier qui a pris le téléphone pour le vendre à Joseph en lui disant qu’on lui avait donné. Après avoir nié et menti pendant toute une matinée, Joseph à avoué. Peut être a t-il fait cela pour nous remercier de nous occuper de lui !
Quand à Didier, après avoir touché 5 000Fcfa de la part de Joseph, il a été prié de se nourrir lui même durant 3 jours. Nous nous sommes aperçus également qu’ils vendaient les peu de livres que l’on avait pour les enfants. Il est désormais interdit pour lui d’entrer dans le salon. Nous supposons aussi qu’il a vendu tous ces livres de classe et tout ce qui manquait et que nous avons été obligé de racheter .

Clandos & occasions

Notre quartier Lugguéo, dans Maroua, est situé plein est et la route de Garoua (celle qui passe par Mouda) se situe à l’entrée de la ville plein ouest, ce qui fait qu’il nous faut traverser toute la ville pour aller et revenir de mon lieu de travail .
Jusqu’à présent, pour y aller, le lundi et le jeudi matin, je partais de la maison vers les 6h00 pour essayer de trouver une Moto taximoto taxi (appelé « clando » car la plupart ne sont pas en règle). Et n’est pas facile car nous habitons au fond du fond du quartier et il faut souvent marcher 15 minutes avant d’en rencontrer un, tombé du lit, qui puisse m’emmener au carrefour Para, là où les mini bus (communément appelée « occasion ») partent pour le sud (vers Garoua et Yagoua). Ensuite, après 15 ou 20 minutes de moto, et de frayeurs car nous n’avons pas le même code de la route, nous arrivons au stationnement où 3 ou 4 placeurs essayent de vous convaincre que l’occasion, qui est là devant vous, vide, va partir dans la seconde et qu’il faut absolument que vous lui donniez l’argent du transport avant que l’occasion ne vous échappe. Si vous ne les connaissez pas, ils sont très convaincant et cela peut vous retarder dans votre journée d’une heure voir plus, car une fois l’argent empochée, plus moyen de le récupéré même si des dizaines de voitures partent devant vous.
Au carrefour, il y a deux sortent de voitures qui transportent les gens : celles qui font du ramassage et qui partent vide ou à moitié vide et qui s’arrêtent au bord de la route pour « ramasser » les clients. Et puis ils y a celles qui stationnent au carrefour et qui remplissent le plus possible avant de partir. Si vous arrivez à ce carrefour avant 7 h 00 du matin, pas de problème, il y aura toujours une occasion de passage ou une autre déjà bien remplie, mais on ne refuse pas le client, prêtre à partir. Après 7 h 00, c’est plus aléatoire. Il y a moins de passage et les voitures en stationnement sont souvent vide car les premières sont déjà en route. Il faut patienter.
Donc, si vous donnez votre argent au premier venu, certes il n’est pas perdu mais vous avez peut être tirer le mauvais numéro qui partira lorsqu’il sera bien plein, une heure après voir plus. Martine a déjà, dans sa jeunesse, attendue plus d’une demi-journée à ce fameux carrefour. Moi même, je me suis fâché plusieurs fois pour récupérer mon argent, mal placée, alors qu’une voiture partait devant moi.
MinibusMais en règle générale, le départ de Maroua ne pose pas d’énormes problèmes. Le plus compliqué est de partir de Mouda pour Maroua. Cela devient très aléatoire, suivant le jour (il y a plus de voiture tel jour car c’est un marché important dans tel village) et l’heure. On peut attendre 2 minutes, ou bien 3 heures, qu’une occasion veuille bien s’arrêter pour vous prendre. Il y a des jours où des dizaines de voitures peuvent passées devant vous sans pour autant s’arrêter car déjà surchargées de marchandises et de personnes. Pour exemple, les occasions du mardi qui partent en fin d’après midi de Moutourwa, jour de marché, et qui rentrent à Maroua remplies, 4 personnes devant, et 20 derrière dans un mini bus Toyota de 12 ou 13 passagers. Il m’est arrivé de rester sur le goudron, à Mouda, de 16 h 30 à 19 h 30 sans qu’aucune voiture ne s’arrête. C’est finalement un ami de Martine, qui revenait de Kaele en moto, qui m’a ramené à la maison, il était plus de 20 h 30.
Tout cela pour dire que j’étais fatigué de souffrir sur la route le mardi, et qu’en conséquence, nous avons décidé d’acheter une petite Suzuki pour les déplacements en ville (le pick-up me servira à aller et revenir de Mouda, avec Bouba, et chercher du bois de cuisine en brousse). C’est un prêtre de Moutourwa, le Père Xavier, qui l’avait mise en vente chez un mécanicien de Maroua, où elle est restée plus de 6 mois. Nous la prenons à crédit et payons un peu de temps en temps, il n’est pas pressé et a confiance. Nous faisons la tontine avec Martine et c’est comme cela que nous allons pouvoir la payer. Je suis libéré et enfin je peux partir de Mouda en me disant que, si Dieu veut, je serai à la maison dans une heure.

Martine & Thierry

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