Maison Daniel Brottier

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Nouvelles - 3ème trimestre 2010

Mardi 18 janvier 2011

Maroua le 5 octobre 2010

 

1. La rentrée scolaire

Cette année fut la plus dure financièrement. Les enfants grandissent et les fournitures scolaires du lycée coûtent de plus en plus chères. De plus, contrairement à ce que l’on nous dit, l’école est loin d’être gratuite. En plus de l’inscription, il faut
ajouter l’argent pour l’APE (association des parents d’élèves) qui fournit les salaires des enseignants qui ne sont pas payés par le ministère, et ils sont nombreux. A ces deux sommes, il faut ajouter, pour les lycéens, ce qu’on appelle l’argent de la
table banc. On réclame, pour chaque nouvel inscrit au secondaire, 15 000Fcfa pour le banc. Cela ne veut pas dire que votre enfant sera assis pour les cours. C’est simplement un nouveau moyen de prendre de l’argent aux parents. Après, si vous
inscrivez vos enfants à l’école publique, vous êtes à peu près certains de les voir évoluer dans une classe avoisinant le nombre de 100 pour les primaires, voir 150 pour le collège. Alors c’est sur, si on laisse parler les chiffres seuls, un énorme effort est effectué par l’éducation nationale, mais uniquement au détriment de la qualité, en tout cas c’est l’exemple de Maroua et c’est loin d’être un cas isolé car dans les villages voisins, c’est bien pire..

Les inscriptions des 2 enfants de la maternelle (Ada et Gloria) s’élèvent à 40′000Fcfa. . A cela s’ajoute la tenue et les livres scolaires. JosephNos enfants du primaire (Joseph, Béatrice et Henriette) ne sont pas à l’école publique. Nous avons pris l’école la plus proche. Les inscriptions sont de 20 000Fcfa par enfant plus la tenue exigée et obligatoire.

Pour Clarisse, qui avait ratée son examen d’entrée en 6ème (comme tous les élèves de son école !), nous avons put l’inscrire …en 6ème, au Collège protestant pour la modique somme de 62 000Fcfa plus la tenue scolaire. Ce sont les seuls qui affichaient leur tarifs librement et pour tous.
Léa et Ndeboum sont au Lycée technique. Comme c’est leur 2ème année, il n’y a plus les 15 000Fcfa pour la table banc mais l’inscription est de 22 000Fcfa. Mbrossi est le même cas que Clarisse : il a raté l’entrée en 6ème mais il est en 6ème au collège de Kakataré. C’est à dire que l’on a payés les frais de dossiers pour ces 2 enfants, pour l’entrée en 6ème, ils ont ratés (nous avons eu les résultats de l’examen le lendemain et ce pour toute l’école) mais cette année ils sont tous les deux en 6ème. Nous avons du faire des démarches dans d’autres collèges pour leur expliquer ces 2 cas et demander les conditions d’inscriptions : aucun refus mais des sommes d’inscriptions variées et parfois énormes !

Sandrine est en 4ème à Lam. Son inscription est de 20 000Fcfa. Il faut, de plus, changer de tenue scolaire, sportive et de chaussures très souvent. Cette année, pour elle et pour Didier, il faudra également payer pour le dossier du B.E.P.C.
Didier est en 3ème au Lycée de Meskine. Nous devons payer de nouveau la table banc de 15 000Fcfa (Didier était au Lycée de Foulou l’année dernière mais nous avons encore eu des problèmes de vols et de fugues avec lui et il est de nouveau en pension chez son père) et l’inscription de 30 000Fcfa .

Sawalda et GloriaSawalda, lui, est au Petit Séminaire de Guider. Ils nous demande la somme de 110 000Fcfa pour l’inscription et l’internat. Le diocèse se charge de payer la différence c’est à dire 140 000Fcfa. En plus de l’inscription il y a les différentes tenue : celle de sortie, de sport, de détente et du coucher.

Simon est parti chez un de ses oncles, à Ngaoundéré, pour passer le probatoire, c’est à dire un examen à la fin de la 1ère, payant et indispensable pour ensuite passer le Baccalauréat.. Nous lui avons payer le transport de 10 000Fcfa.
Soussia cette année s’occupe du moulin, donc pour lui, normalement, l’école et la formation sont finies.

Nous avons également inscrit les enfants de Jacqueline à l’école primaire du quartier, 10 000Fcfa, et les livres et fournitures scolaires qui vont avec. Cette année, comme l’année dernière, la Fondation Orange nous a invitée à
une remise de fourniture scolaire pour 15 de nos enfants. Ils nous ont donnés des sacs, des cahiers, des crayons, des stylos et 10 000Fcfa par enfants. Cela nous aide beaucoup.

2. Achille et Bouba

Cette année, Bouba ne va pas à Mouda. Martine préfère l’avoir à côté d’elle pour participer à l’élaboration des repas. Il va cueillir les légumes au champs pour faire la sauce, et il aide à préparer. Pour l’instant cela se passe bien. Il prends ses
responsabilités à cœur. Evidemment, de temps en temps, il faut un peu le pousser et le recadrer mais dans l’ensemble, il se trouve mieux ici dans la famille.

Martine et AchilleAchille est à la maison également. Nous n’avons personne pour l’instant pour l’accompagner à Mouda pour la rééducation. Son papa biologique ne donne plus de nouvelle comme la plupart des autres papas de nos enfants. Ils se désengagent tous petit à petit.

3. Activités

Devant la faiblesse de la fourniture d’énergie de la SONEL, nous avons du acheter un petit groupe électrogène pour faire fonctionner la pompe de notre forage. La faiblesse de la tension était telle que la pompe ne fonctionnait plus et que nous avons du changer trois fois de contacteurs en trois semaines. Maintenant le problème est réglé même si cela nous coûte plus cher. Nous avions absolument besoin d’eau pour la pisciculture et pour commencer la culture des oignons et des
tomates.

Nous allons bientôt vider le bassin des 500 silures. Le dernier échantillonnage nous a montrés qu’ils grossissaient bien mieux avec, comme seul nourriture, les alevins séchés qui viennent de Lagdo. C’est cher mais au moins nous avons des
résultats probant en 5 mois. Nous allons voir ensuite si c’est rentable pour pouvoir continuer cette activité d’élevage semi-intensif dans plusieurs bassins. Nous continuerons a avoir un bassin pour les tilapias uniquement et peut être 1 ou 2 de polyculture, tilapias et silures.
Avec la pisciculture, nous avons aussi les canards qui, cette année, ce sont bien reproduis. Avec trois cannes, nous avons, pour l’instant, 28 canetons. Deux autres couvent encore.
La construction du local pour le moulinLe moulin tourne depuis 1 mois et c’est un peu difficile. Nous avons eu beaucoup de problème au tout début, avec le moteur et le moulin lui même. Heureusement nous l’avons acheter au Centre Technique de Maroua (C.T.M.) qui le garantis 3 mois. Nous ne comptons plus le nombre d’aller et retour du technicien venant changer telle pièce ou telle autre. Depuis maintenant quelques jours, cela va
mieux mais les clients ne sont pas encore assez nombreux. Nous avons des recettes de 3 500Fcfa journalière, en moyenne, et les bénéfices, quand il y en a , sont petits : pour 63 000Fcfa de gaz oil acheté pour le moment, nous avons eu des recettes de 84 335Fcfa. Et cela sans le salaire du meunier qui est Soussia, un enfant de la
maison et que nous rétribuerons quand les recettes nous le permettrons. Le quartier est nouveau et les habitants de plus en plus nombreux. Nous espérons, et il y a de quoi espérer, qu’avec le temps les clients vont être de plus en plus nombreux. Il faut de la patience. Cela fait seulement 1 mois que nous avons commencer cette activité.
Nous avons commencés le maraîchage, avec les oignons et les tomates. Ensuite viendront les poireaux, poivrons, carottes, courgettes, betterave et concombre. La saison des pluies est tardive, il pleut encore de temps en temps, et c’est bon pour le sol.

Martine et Thierry.

Nouvelles - 1er trimestre 2010

Jeudi 8 avril 2010

Maroua le 19/02/2010

1.Les enfants

Tout le monde va bien. Joseph a eu le palu ainsi que Gloria. Gloria nous a fait peur : elle a fait une hémorragie nasale très forte, a perdue beaucoup de sang et a été transporté à l’hôpital de toute urgence. Elle a été très faible pendant deux jours. Maintenant cela va mieux. En fait, c’est un antipaludéen mal dosé qui a occasionné cette hémorragie. Dorénavant nous allons redoubler de prudence.
Adèle arrive presque à marcher et elle dévore la nourriture comme si elle avait toujours faim.
Achille ne va plus à Mouda par manque de place (il y a eu beaucoup de personnes opérées au mois de novembre et beaucoup de personnes sont encore au Centre pour la rééducation). Depuis qu’il reste à la maison son humeur est excellente.
Bouba va toujours à Mouda à l’école pratique. Il ne fait pas grand-chose là bas mais à la maison il faut constamment être derrière lui pour le surveiller. Il est irrémédiablement attiré par la cuisine où, dés qu’il le peut, il entre pour soulever les couvercles de marmites et prendre de la nourriture si il y a. Mais, par rapport au début où nous l’avons eu, il est beaucoup plus calme et pique moins de colère.
Henriette et Béatrice vont à la SIL (session d’initiation au langage). Pour Béatrice tout se passe bien car elle est appliquée et concentrée. Elle termine troisième du trimestre. Pour Henriette c’est beaucoup plus compliqué. Elle est très dissipée et ne reste pas en place une seule seconde. Elle est 63ème dans la même classe .Il faut qu’elle bouge continuellement : elle est montée sur un ressort ! Entre Béatrice et Henriette, c’est la guerre même à la maison. On a du mal a ce qu’elles se respectent un peu toute les deux.
Joseph, lui, est tranquille. A l’école il est au CP et c’est un peu dur car il n’a pas fait la SIL. Il s’accroche comme il peu et il est très courageux. Après une mauvaise place au premier trimestre, le voilà 25ème au deuxième.
Gloria est la seule à la maternelle. Tout se passe bien en attendant l’année prochaine où Marie Thérèse Ada Wabi viendra la rejoindre. Pour l’instant celle-ci est à la maison et s’impatiente de voir les autres partir tous les matins sans elle.
Moïse Mbrossi était le joueur de tam-tam durant le défilé du 11 février (fête de la jeunesse). Il est dans la même classe que Clarisse et tous les deux sont dans la moyenne depuis le début d’année. Il faisait les répétitions quatre fois par semaine (avec le maître de leur classe) avant Noël et avaient de bonnes notes. Après les fêtes, nous avons décidés de se passer de répétiteur. Les notes ont chutées. Nous ne savons pas si c’est vraiment à cause du manque de répétitions ou si c’est la manque à gagner du maître qui, de ce fait, a perdu 2 élèves, donc 30 000Fcfa.
Léa et Ndeboum sont au lycée technique et pour l’instant ce n’est pas extraordinaire. Léa suit la catéchèse à la cathédrale pour être baptisée l’année prochaine.
Didier est au lycée de Foulou. Cela va mieux maintenant. Sa crise d’adolescence est peut ère passée. A l’école c’est plutôt bien.
Sawalda est toujours au petit séminaire de Guider. Nous l’avons vu pour les fêtes de Noël. Il grandit bien et commence à être responsable.
Soussia est actuellement en formation à Mouda. Il était trop agé pour continué la scolarité normale. Il n’a pas pu passer l’entrée en 6ème.
Pour travailler avec nous il y a Christine qui s’occupe des touts petits et Jacqueline pour la cuisine et lessive avec Martine. André s’occupe du maraîchage.
Jacqueline a quatre enfants dont nous nous occupons également bien qu’il soient encore dans la maison de leur mère. Le papa est mort il y a deux ans et depuis c’est très difficile pour Jacqueline. Elle a beaucoup de problème pour se logée et nous avons décidés de lui acheter un bout de terrain dans notre quartier et de lui construire une case pour qu’elle soit un peu tranquille.

2.La pisciculture

Nous avons commencés à récolter les poissons de 4 bassins mais les résultats ne sont pas conformes à nos espérances. Martine avait déjà vendus les poissons (dans sa tête) mais ils seront insuffisants pour notre propre consommation. Les jours de pêche, nous en mangeons frais et ensuite nous les fumons. Il nous reste un dernier bassin à vider et le premier cycle sera achevé. Le sixième et dernier bassin sert pour la reproduction des tilapias. Nous y avons introduit quelques poissons chats pour réguler toutes ces naissances.
Nous nous retrouvons avec plus de 50 cm de vase dans chaque bassin. C’est pénible de les vider. Pour cela nous attendons quelques jours pour qu’ils sèchent et ensuite nous les vidons à l’aide de sceau.
Pour le deuxième cycle nous avons déjà introduit les alevins et fingerlings de tilapia et nous attendons les silures. Nous avons essayé de le acheter par Yagoua mais les pécheurs ne sont pas du tout organisés et nous avons abandonnés de ce côté. Nous sommes repartis avec la même personne que la dernière fois à Maga en essayant de discuter le prix qui est énorme par rapport au prix du poisson sur le marché (100 Fcfa par alevin).

3.Le maraîchage

Nous avons démarrés également une activité maraîchère, grâce au forage financé par l’O.I.F. Pour s’occuper de celle-ci, nous avons embauché André, qui vient de Meskine, un quartier périphérique de Maroua. Nous avons semés des poivrons, des tomates, des carottes, des oignons, de l’ail, des choux, du zome (nom local) et du foléré. Pour les deux derniers, ce sont des plantes dont on cueille les feuilles pour faire la sauce qui accompagne la boule de mil.
Les oignons et les tomates ont bien donnés. Nous allons essayer de conserver les oignons au magasin mais les tomates sont séchées, pilées et conservées en poudre. Dans une boite de lait maternel, il en tient 6 gros cartons. Les poivrons et les carottes sont mangés au fur et à mesure. Les choux sont encore en terre.
Avec une meilleure organisation et planification des cultures, on peut aisément avoir de meilleurs résultats.

4.L’élevage

Les canards, associés à la pisciculture, vont bien. Comme nous avons eu quelques naissances durant la saison des pluies, nous mangeons les bénéfices le dimanche. De toute manière, les canards en saison sèche ne servent à rien : ils mangent, c’est tout. Pas de reproduction. Nous allons tous les manger et garder seulement un mâle et cinq femelles pour recommencer un cycle. Actuellement il y en a une vingtaine mais tous ne sont pas encore adultes.

Les poulets sont tous morts, comme tous les ans en saison sèche. Dans tout le quartier pas un seul survivant.
Notre vache, Angela (offerte par une amie qui vit en Allemagne), est partie en brousse car il n’y a plus de pâture à la maison. On espère qu’elle trouvera un bon mari et qu’elle puisse nous ramener un souvenir de ses amours.
Les chèvres et les moutons vont bien. Un gros mouton a été sacrifié pour la fête de Noël.

Voilà pour les nouvelles. Tous les enfants vous embrassent et nous même également.
Adèle, Achille, Marie Thérèse, Gloria, Henriette, Béatrice, Joseph, Bouba, Mbrossi, Clarisse, Léa, Geneviève, Didier, Sawalda, Soussia, Simon (qui est a Méri), Christine, Jacqueline, André, Emmanuel (le gardien de nuit), Martine et Thierry.

Nouvelles - 3ème trimestre 2009

Mercredi 23 décembre 2009

Maroua, octobre 2009

La vie scolaire

La rentrée a eue lieue sans encombre. Gloria continue en 2ème année maternelle. Béatrice et Henriette sonGloriat à la SIL (session d’initiation au langage) tandis que petit Joseph est au CP. Dans la même école primaire nous avons toujours Clarisse et Moïse qui préparent l’examen de fin de 1er cycle (CEPE). Les enfants vont à l’école à pied car elle n’est pas très loin de la maison (500 mètres).
Léa et Geneviève sont au Lycée technique. La 1ère année est générale et ensuite elles prendront une spécialité, là ou elle sont le plus à l’aise, pour arriver au CAP en 3 ans. Le lycée est situé également à coté de la maison.
Sawalda est à guider, en internat au petit Séminaire, en classe de 3ème allemand. Tous se passe bien pour le moment.
Avec Didier les difficultés commencent : nous avons préférés le sortir de Maroua où il côtoyé des camarades d’influence douteuse pour le mettre au lycée de Foulou, chez les parents de Martine. Nous espérons que la brousse et ses habitants lui serons bénéfique. Une chose est sure, c’est qu’il y a beaucoup moins de tentation au village qu’à Maroua.
Raymond Soussia sera avec Thierry au Centre de Formation Artisanal et d’Appareillage de Mouda (CFAAM). La scolarité pour lui est finie. Les résultats sont médiocres et il devient un peu trop âgé pour continuer. Ensemble nous avons choisi une formation en agriculture et élevage : il est travailleur et n’a pas peur de suer. De plus, après sa formation, on pourrais avoir besoin de quelqu’un pour s’occuper de nos champs. On verra plus tard.

Béatrice et Mbrossi

Simon est en 2ème C à Méri . Ils sont 48 dans leur classe ce qui n’est vraiment pas nombreux, et aucune fille. Plus tard, il souhaiterais faire médecine…
Sandrine, la sœur de grand Joseph, est à Lam en 4ème . Le grand Joseph lui s’est fiancé le 23 mai 2009 avec Madeleine et ils ont déjà un enfant, Ludovic. Il travaille à l’atelier soudure du CFAAM avec un contrat de 3 mois renouvelable tant qu’il y a des travaux.
Jacqueline, qui a travaillé avec nous au début 2004 et que nous connaissons depuis Ngaoundéré, est revenue à la maison au mois de juin. Elle vient de perdre son mari et les liens avec sa belle famille, qui était déjà très compliqués, sont complètement rompus. Nous l’avons pris en charge avec ses enfants car elle n’a plus rien et de plus sa maman est alitée depuis plusieurs mois sans espoir de se remettre debout. Nous avons inscrit ses enfants à l’école mais certains ont beaucoup de retard : Jean Marie 5 ans), que nous connaissons bien pour l’avoir accueilli il y a 3 ans, est à la SIL avec son grand frère Jean de Dieu (7 ans). Priska est au CP tandis qu’Appoline (16 ans) est au CE2.
Achille, Ada et GountouSont restés à la maison, Marie Thérèse Ada Wabi, Adèle dite « Gountou » et Achille Doba qui va tous les lundis à Mouda pour la rééducation. Bouba l’accompagne pour aller à l’école « pratique » du Centre. Bouba ne peut pas aller dans une école classique vu son retard mental. Ce qui nous ennui c’est que l’on a l’impression qu’il ne peut pas progresser à Mouda en étant constamment avec des garçons et filles accusant des retards plus lourd que le sien. C’est du moins une impression, peut etre celle de tous les parents. Bouba, en étant tout le temps sur son dos, est capable de faire beaucoup de chose. A Mouda ils ne sont pas en suractivité, loin de là !

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Cultures diverses

Nous avons commencé à manger du poisson de notre maison : du poisson chat mais aussi quelques tilapia communément Protoptèreappelé ici carpe. Cela fait plaisir de pouvoir enfin récolter le fruit de ce travail. Si tout va bien, nous allons bientôt vider un bassin et fumé tout ce qu’il s’y trouve sauf les 3 protoptères que nous avons introduit il y a seulement 4 mois pour faire un essai. C’est un poisson que l’on peut trouver dans les plans d’eau de la région et qui s’enterre en saison sèche pour ressurgir en saison des pluies. Les paysans les pêchent avec une pioche et une pelle dans les mayos (cours d’eau saisonniers) asséchés. Si l’expérience réussi, si le grossissement est acceptable , nous en introduirons d’autres, c’est vraiment un poisson bien adapté à notre climat.
Nous avons commencé également une réfection des berges qui ont bien souffert durant les deux saisons des pluies. Nous allons essayer de les stabiliser avec des sacs de sable car le ruissellement les a beaucoup éprouvé.
Nous avons récolté le maïs de notre maison. En ce moment c’est l’égrenage et cela fait mal aux mains. La récolte est bonne. Nous avons aussi du gombo, du foléré et à Méri avec Simon, nous avons fait de la patate douce et des arachides.
A foulou, dans le village des parents de Martine, nous sommes entrain de cultiver du mil de saison sèche sur 10 hectares. L’année dernière, sur 4 hectares, nous avions récoltés 16 sacs de 100 kilos. On verra si ce sera meilleur. La pluie n’a pas était très régulière et le résultat n’est pas acquis.

Martine & Thierry

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