Vu du ciel…

Avec les moyens techniques modernes, vous pouvez retrouver facilement l’emplacement de la maison d’accueil. Pour cela il vous suffira de copier-coller ces coordonnées :

10.616813,14.343434

dans Google Earth ou dans http://maps.google.com (cherchez la flèche verte).

 

Le terrain de Luggeo depuis le passage de la route

Le terrain de Luggeo depuis le passage de la route

 

Visite en vidéo

Voici une courte vidéo vous présentant les lieux occupés par la Maison d’accueil, située dans le quartier de Lugeo à MAroua.

Tournée en mai 2012, par plus de 40°, par Christophe Widmer (Association « Enfants du Nord-Cameroun »)

Maroua et l’Extrême-Nord

Découvrez la ville de Maroua, capitale de l’extrême-Nord du Cameroun qui abrite la maison d’accueil.

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Avec ses 150 000 habitants, Maroua est parmi les quatre premières villes du Cameroun. Située à l’extrême nord, la ville présente un grand contraste par rapport aux autres ville du Sud.

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Rue ombragée de Maroua

Particulièrement, les populations sont plus accueillantes et plus courtoises. Le climat est sec et chaud, presque semi désertique. Les très nombreux arbres qui bordent les grands axes permettent de supporter un peu la chaleur…

Maroua a une culture purement islamique, et les mosquées se construisent un peu partout dans la ville. Ainsi donc aux heures de prières, chaque croyant se retire dans un coin et s’agenouille sur une natte, pieds nus et chapelet à la main, afin de réciter des versets appropriées, levant les yeux vers le ciel ou pointant complètement la tête au sol.

Par ailleurs, la population de Maroua est très active. Au marché traditionnel, vous pouvez acheter de nombreux articles de tanneries réalisés à l’aide des peaux d’animaux. De plus, des forgerons s’investissent à réaliser de nombreux objets à l’aide des équipements généralement rudimentaires. Ainsi donc, vous pouvez acheter sur place des produits comme des couteaux, des houes, et bien d’autres.

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Martine Gwaniwa, fondatrice

Martine Gwaniwa est la fondatrice de la maison d’accueil. Cet article résume son parcours

martine_001bMartine Gwaniwa est née le 21/11/68 à Mokolo, à l’extrême nord du Cameroun. Elle est l’aînée de 11 enfants, même père même mère. Son papa, directeur d’école catholique, a été affecté dans différents secteurs de l’Extrème-nord ( Doukoula, Sir, Foulou où il réside encore actuellement ).

Après des études jusqu’en seconde, elle trouve sa vocation auprès du Père Atangana et du Foyer de Charité, qui s’occupe à cette époque, d’orphelins de tous horizons, des plus petits aux universitaires.

Elle y reste de 1992 à 2003 en tant que laïque consacrée pour ensuite se diriger vers l’ouverture d’une maison d’accueil pour enfants abandonnés ou orphelins.

Histoire des débuts de la Maison Daniel Brottier

foyer_ngeRécit par Caroline et Christophe Widmer, anciens envoyés du Département Missionnaire Suisse à Ngaoundéré (Cameroun).

Martine Gwaniwa était laïque consacrée au Foyer de Charité de Ngaoundéré, au Nord-Cameroun. Ce Foyer a accueilli des enfants abandonnés et orphelins dès 1958, sous l’impulsion de son fondateur, le Père Alexis Atangana, aujourd’hui retraité.

De 3 enfants en 1958, l’effectif est monté à près de 80 en 2002, allant de bébés à quelques étudiants universitaires. Établi en terre musulmane, le Foyer a recueilli de nombreux enfants issus de relations hors mariage et qui ne peuvent être gardés par la famille sous peine de rejet par la société musulmane, alors que les relations extra-conjugales sont souvent tolérées. Régulièrement, des enfants se retrouvent ainsi abandonnés en pleine rue ou sur un tas d’ordure. 400 enfants ont officiellement été déclarés abandonnés dans cette ville de 160’000 habitants, selon les Affaires Sociales, mais ce nombre est clairement en rapide augmentation.

C’est pour venir en aide à ces enfants que Martine Gwaniwa est devenue laïque consacrée au Foyer de Charité de Ngaoundéré. Il s’agit en effet d’un des rares orphelinats du Nord-Cameroun.

Pourtant, la situation s’est considérablement aggravée avec le départ en retraite du Père Atangana, fondateur du Foyer. Les autorités ecclésiastiques ne voient pas d’un bon œil cet orphelinat abritant des enfants jugés « mal élevés ». Ce n’est pourtant pas ce que nous avons pu constater sur place. Toutefois, sous la pression de l’évêque de Ngaoundéré, l’orphelinat a été fermé en automne 2002. Les enfants ont été, temporairement, placés dans d’autres Foyers ou des familles d’accueil à travers tout le pays. Les trois sœurs demeurant au Foyer ne peuvent désormais plus accueillir d’enfants.

Dans ces conditions qui ne correspondent plus à son appel, Martine démissionne des Foyers de Charité, en août 2003, et se lance dans un projet de maison d’accueil pour enfants abandonnés et orphelins, dans la ville de Maroua à l’extrème-nord du Cameroun. Elle quitte définitivement le Foyer de Charité de Ngaoundéré en janvier 2004.

Pour ce projet, elle disposait déjà d’un terrain d’un peu plus d’un hectare, donné par sa famille, et s’est associé avec un prêtre catholique, le Père Danilo Fenaroli, qui s’occupe d’un centre pour enfants handicapés à 30 kms au sud de Maroua, et avec Thierry Falk, un français connu au Foyer de Charité à Ngaoundéré, et qui travaille avec le Père Danilo.

maison_2003Ensemble, ils ont pu construire quelques bâtiments comportant au départ 7 chambres, 2 pour les encadreurs et 5 pour les enfants, chaque chambre pouvant accueillir 4 enfants.

La maison d’accueil « Daniel Brottier » est ouverte depuis septembre 2003 et accueille à ses débuts 3 enfants qui s’appellent Sawalda, Didier et Léa.