Septembre 2014

Bonjour à tous

La situation à Kolofata et Fotokol, à l’Extrême Nord,  étant des plus chaotique, nous envisageons de nous replier un moment sur Ngaoundéré, de louer une maison là bas pour un temps indéterminée, en fonction surtout de la situation à l’extrème nord.
Nous allons déménager une partie des meubles et laisser l’autre sur Maroua. Notre problème maintenant c’est de mettre quelqu’un de sur à Maroua pour éviter que la maison soit piller pendant notre absence.
Nous avons des contacts pour une maison sur Ngaoundéré. Je dois aller sur place pour voir comment on va s’organiser.
Sur Maroua le terrain devrait etre couper en deux pour faire passer la route. Si cela se fait nous vendrons la partie du fond.

Nous allons aussi vendre le veau qui commence à être envahissant et incontrôlable ainsi que quelques moutons.
J’étais à l’ambassade de France la semaine dernière et l’avenir de l’extrème nord est très incertain.
Le frère de Martine, Guinra qui est au BIR (troupe d’élite de l’armée camerounaise), a été appelé en renfort à Dabanga puis à Fotokol pour appuyer ceux qui sont déjà sur place : les combats sont journalier avec Boko Haram. Il nous téléphone chaque jour et nous fait part de la situation. Il y a près de 3 000 soldats sur la frontière nigériane. La situation à Maroua pour l’instant n’a pas changé. Le commerce n’est plus avec le Nigeria mais la population est tranquille. Ce sont seulement les nouvelles de RFI et celle de l’ambassade (ils redoutent surtout les enlèvements des français qui ne sont plus que 4 sur Maroua) qui ne sont pas encourageantes.
Nous vous tenons au courant.
On vous embrasse.
Martine et Thierry.

Des inquiétudes au Nord Cameroun

Chers amis qui suivez Martine et Thierry à Maroua,

L’Association « Enfants du Nord-Cameroun » est très inquiète de l’évolution de la situation au Nord Cameroun. Les fanatiques de la secte Boko Haram se montrent de plus en plus audacieux et font désormais régulièrement des incursions sur le territoire camerounais.

Nous sommes inquiets de savoir Therry et Martine dans une zone si proche du Nigeria. La secte semble s’être spécialisée dans les enlèvements de « Blancs » et la majorité de ceux-ci ont désormais fui l’extrême-nord.

Nous allons évoquer la situation avec notre ami Thierry et espérons que nous pourrons envisager une solution sécuritaire, tant pour lui que pour Martine et tous les enfants.

Pour l’association,

Christophe Widmer

 

 

Avril 2014

Bonjour à tout le monde,

Ici c’est la grande chaleur, bien chaude, bien humide. Nous vous souhaitons de bonnes vacances de Paques si ce n’est pas trop tard.

Merci pour votre soutien depuis la Suisse !
Nous partons sur Yaoundé avec Martine le 6 mai pour son visa. Si tout se passe bien nous srons en France à partir du 13 juillet.
Tout le monde vous embrasse.
Amour et Paix.
Martine et Thierry.

Deuil…

Chers tous,

Nous apprenons aujourd’hui une bien triste nouvelle : Modibo Barthélémy, le papa de Martine, est décédé hier matin chez lui au village de  Foulou. Tous ceux qui l’on connu sont attristés par cette nouvelle. Nous avions rencontré cet ancien directeur d’école en mai 2010 et en gardons un doux souvenir.

Nos condoléances vont à Martine et à sa famille.

IMG_3154

Bonne année 2014

Quelques photos de Maroua pour vous souhaiter une bonne et belle année 2014, au nom de l’Association « Enfants du Nord Cameroun »

 

Octobre 2013

bonjour à tout le monde,
Vraiment Martine n’est pas épargnée par les soucis. Samedi soir, en sortant de la salle de bain, elle a glissé et c’est fracturée le fémur. A Maroua un samedi soir on peut dire que les hôpitaux sont fermés.

On a appelé un tradipratricien qui a tout de suite vu la fracture. Il lui a fait un plâtre traditionnel et maintenant Martine et de nouveau immobilisé pour une longue période.
Le moral n’est pas bon mais il faut accepter cela.
Grosses bises à tout le monde.
Amour et Paix.
Martine et Thierry.

Septembre 2013

Maroua, septembre 2013

Nous venons de rentrer de Yaoundé, Martine et moi même, pour un contrôle sanguin et voir comment elle supportée le traitement : ca va ! Nous avons de nouveau rendez vous début novembre pour un autre contrôle et pour un scanner. Nous devons faire cela à Yaoundé car sur Maroua l’équipement et le personnel n’est pas compétent par rapport à ce genre de maladie. Le diagnostic à changé mais le traitement est le même : corticoïde et methotrexate. Après la biopsie musculaire le médecin à l’hôpital St Antoine n’est plus sur pour la dermato-myocis : il penche plutôt vers un syndrome de chevauchement, c’est-à-dire que Martine à les symptômes de toutes les connectivites.

Les enfants ont repris l’école sauf Sawalda qui dérange une fois de plus car il s’est fait renvoyé, pour la 3ème année consécutive de son établissement. Malgré le fait qu’il ai eut le probatoire le censeur refuse de l’inscrire…à moins de donner 20 000Fc fa dans une enveloppe en plus des 25 000Fcfa d’inscription.

Les autres ont repris également : Clarisse et Léa en 3ème au lycée protestant de Maroua. Joseph au CM 2, Béatrice au CM 1, Henriette au CE 2, Gloria au CE 1, Adda à la SIL, Adèle en maternelle 3ème année et Rigobert en maternelle 2ème année.

Sandrine, la sœur du grand Joseph, est passée à la maison pour nous demander des cahiers et du petit matériel. Elle fréquente à Mouda et vit chez son frère qui travail toujours à la Fondation Bethléem là où je suis également.

Il reste à la maison Ismaël, Achille et Bouba.

Amina (qui aidée Martine depuis le mois d’avril) et sa fille Samira sont partis sous d’autres cieux en prétextant un membre de la famille malade au village. Nous savons pertinemment qu’elle est partie sur Yaoundé pour « faire fortune » et qu’elle ne reviendra pas, tout comme Bernard, celui qui s’occupait du jardin et des animaux. Lui est parti après lui avoir coupé son salaire d’une semaine, dû à une absence… d’une semaine. Il a dit à Jacqueline, la cuisinière, qu’il n’était pas parti par plaisir mais pour aller voir sa sœur à l’hôpital à Garoua. Donc on aurait du le payer entièrement et nous avons tort.

Nous sommes vraiment fatigués de tout ses gens que nous employons à la maison. La plupart ne font que quelques mois et partent ensuite. Sommes-nous trop durs ? Le salaire est il assez conséquent ? Nous ne savons vraiment pas. Nous restons avec Félicité, la petite sœur de Martine et Jacqueline, qui est là depuis le début et qui se contente de ce qu’elle peut avoir à la maison.

Durant le mois de juillet et août nous avons repeint, avec Sawalda, le bâtiment des garçons, intérieurs et extérieurs : c’est joli ! L’année prochaine nous essaierons de repeindre la maison principale.

Voilà pour les dernières nouvelles. Je vais essayer de négocier lundi, avec le Père Danilo, pour aménager mon temps de travail à la Fondation pour aider Martine les après midi. Je vais essayer aussi de faire payer à la Fondation une partie de l’assurance maladie (à la CFE, la Caisse des Français à l’étranger) que j’ai souscrit pour moi et Martine. Cela fait 10 ans que je travail à Mouda et je n’ai jamais rien demandé. Je pense que le moment est venu.

Tout le monde vous embrasse. Amour et Paix. Que nous puissions toujours suivre le bon chemin.

Martine, Thierry et les enfants.

Avril 2013

Avril 2013

Maroua le 11/04/2013

 Martine ne peut plus marcher pour l’instant. Après radio et examens il semblerait que ce soit seulement un problème musculaire (grosse contracture). Pour l’instant il lui faut l’aide d’une béquille et d’une personne pour se déplacer mais son état s’améliore.

Elle n’est pas épargnée depuis quelques temps. Elle a également une dépigmentation de la peau (elle devient blanche comme moi) que la dermatologue de Meskine n’a pas su soigner. Nous allons partir en France pendant un mois et essayer de voir pour sa santé (gonflement des pieds et parfois de tout le corps, dépigmentation et hanche). Tout un programme !

Les enfants vont bien. Les résultats scolaires ne sont pas extraordinaires et pour remédier à cela nous avons de nouveau embauché un répétiteur. C’est comme même dur de trouver la bonne personne, un bon pédagogue et qui ne fait pas seulement réciter les leçons bêtement mais qui les explique. Nous l’avons trouvé par l’intermédiaire de Jérôme (celui qui a mis en place la pisciculture) qui était en congé chez nous pendant 3 semaines.

Didier est réapparu chez les parents de Martine, à Foulou (cela faisait 1 an que l’on ne savait pas où il était), sans aucune explication ! Pour le moment il n’est pas venu sur Maroua et nous ne le souhaitons pas, à moins d’avoir une explication sérieuse avec lui.

Sawalda est dans sa case au quartier depuis 3 mois. Il se débrouille et nous cela nous soulage de ne plus avoir à gérer son cas. On espère qu’il murira plus vite.

Léa, la maman d’Ismaël, qui a repris l’école après un an d’absence, se débrouille plutôt bien. Elle est en 4ème avec Clarisse et toutes deux ont 14 de moyenne.

Mbrossi n’arrive pas à dépasser les 9 de moyenne mais ils sont plus de 130 dans sa classe de 5ème, ce qui n’est pas facile. Sawalda, en comparaison, est dans une classe, en 1ère, de 87 élèves.

Pendant que tous ces enfants sont à l’école (Joseph, Béatrice, Henriette, Gloria, Marie Thérèse et Adèle, il reste à la maison Bouba, Rigobert, Achille, Ismaël et Samira : franchement un gros travail quand on pense que c’est Bouba le plus âgé mais le plus le plus imprévisible de tous. On peut parfois le responsabiliser avec bonheur mais cela se retourne aussi vite dans les grosses bétises. Bref, avec Martine sur une jambe la gestion de la maison n’est pas facile. Surtout que sa famille vient en masse lui rendre visite, et ici, quand on rend visite ce n’est pas 30 minutes et seule mais plutôt la journée (ou plus si affinité) et en groupe. C’est dur pour moi d’avoir constamment un contingent de Tupuri à la maison.

Nous avons aussi pris à l’essai une femme, pour soulager Martine et Félicité, pour le ménage et les petits enfants. Elle a déjà 4 enfants mais seulement 1 est avec elle (la petite s’appelle Samira et elle a 1 an et demi et la maman s’appelle Amina).

L’extrême nord du Cameroun est maintenant classé zone rouge par le ministère des Affaires étrangère français. Beaucoup d’expatriés sont partis, soit vers Ngaoundéré ou Yaoundé, soit de retour en France. Les O.N.G. en règle générale ont rapatriés leur personnel. Le tourisme, qui n’était déjà pas très développé au nord Cameroun est retombé à zéro. Toute la zone frontalière au Nigeria est à exclure (Rhumziki, Djinglia, Oudjilla, Waza etc.) et la route pour Kousséri n’est plus très conseillée. Son état est tellement déplorable que ce n’est pas vraiment une catastrophe. Maintenant, pour faire les 260 kms qui relie Maroua à Kousséri, il faut à peu près 6 h 00 ! Ce sont les camions surchargés qui sont le plus à plaindre. La chaleur s’est bien installée à l’extrême nord du Cameroun. Il fait aussi chaud qu’au mois de mars (42°) mais il y a en plus l’humidité qui revient ce qui est difficilement supportable. Tout le monde dort dehors mais même là le vent est chaud.

Voilà pour les dernières nouvelles du Nord Cameroun.

Tous les enfants se joignent à nous pour vous embrasser et vous dire à très prochainement.

Amour et Paix.

Martine et Thierry.

Février 2013

Bonjour à tous

Ici à Maroua tout va bien. Nous avons eu de la visite d’amies et de la famille de Thierry durant 3 semaines.
Malgré que l’extrême nord soit en zone rouge pour le gouvernement français, Maroua est aussi sur que d’habitude, pour le moment. Nous n’avons pas pu aller à Waza ni à Ruhmziki car la frontière du Nigeria est fortement déconseillée et nous n’avons pas envie de prendre de tel risque.
Il n’y a toujours aucune nouvelles des otages français bien que les autorités présument qu’ils sont vers Dikwa, pas loin de Maïduguri et du lac Tchad.
Les volontaires français sont partis plus au sud, à Ngaoundéré, et il ne reste plus que les résidents permanents.

Nous vous embrassons tous très fort.
Que Dieu vous garde en son Amour.
Martine et Thierry.

 

Tristesse…

Tristesse…

Nous avons perdus le petit Souïbou hier soir. Il était avec nous depuis mars, très faible mais il se reprenais un peu. Il était malade depuis une semaine et hier il est parti pendant que Félicité le lavait dans la bassine.
Nous sommes tous très triste et nous pensons très fort à lui, si faible et si désemparé depuis sa naissance (sa grand mère nous l’avais amener avec une de ses voisines. Elle ne pouvais plus s’en occuper, la maman et le papa étaient décédée et elle, la grand mère, était malade et sans rien pour vivre. Quand il est venu à la maison il était tellement malnutri et déshydrater que Martine l’a directement emmener à l’hôpital. Il s’était repris un peu, mangeait avec appétit et
faisait des sourires à la commande. Après 3 perfusions depuis mercredi dernier, on l’a de nouveau emmener à la clinique Bonsecours hier midi.
Cela n’a pas suffi.).
On l’a enterrer ce matin, sous l’arbre derrière la bergerie.
Il repose aujourd’hui enfin en Paix, libérer de sa prison corporelle qui l’a tant fait souffrir.

Heureusement nous avons tant de beaux sourires à la maison.

Que Dieu vous remercie à jamais de tout ce que vous faites pour nous.

Martine et Thierry.

Octobre 2012 : Récolte du maïs

Quelques jours pour récolter notre maïs et encore quelques jours pour l’égrenage. Le maïs sera ensuite concassé et partira au moulin. Avec la farine nous ferons de la boule comme pour le mil. Tout le monde participe, mème les plus petits.